mercredi 16 juillet 2008

Après-midi de patinage






Dimanche dernier, nous avons fait une sortie très spéciale pour des "Australiens temporaires" : nous sommes allés dans une aréna faire du patin à glace. Nous avions entendu dire avant de venir ici qu'il y avait quelques patinoires à Brisbane (nous en avons repéré deux) alors nous avions apporté nos patins (nous étions pratiquement les seuls à ne pas avoir des patins de location). Nous sommes allés avec nos voisins de droite, John, Joan, Samuel et Jessica.

Nous nous sommes rendus compte que des Canadiens sur une patinoire, c'est comme des Australiens dans une piscine. Même si nous sommes plutôt ordinaires en patinage, nous nous sommes sentis comme de grands patineurs pour quelques heures. Et nous avions beaucoup d'espace pour patiner car la plupart des autres patineurs devaient tenir la bande pour avancer...


Anne-Marie était très contente que son costume de patineuse offert par sa marraine et son parrain lui fasse encore (ça achève toutefois). Maxence était bien fier de pouvoir montrer à son ami Sam sa technique de freinage. Charlotte s'est beaucoup améliorée par rapport à notre dernier hiver (un vrai hiver je veux dire) et pouvait maintenant patiner seule. Rachel a pour la première fois porté de vrais patins à une seule lame et pouvait tenir debout sans tomber vers la fin de l'après-midi. En revenant à la maison, j'ai enfin pensé à prendre en photo un coucher de soleil qu'on peut voir à partir de notre cuisine. La photo n'est malheureusement pas aussi rose que le ciel l'était en réalité.

vendredi 11 juillet 2008

Ma capine


On est vraiment en plein coeur de l'hiver australien. Les journées sont superbes. Avec une paire de jeans et un chandail à manches longues, on est très bien. Toutefois les nuits sont froides; il fait environ 6 degrés Celcius. Ouin, 6 degrés, on a déjà vu pire au Québec alors pourquoi s'en plaindre? Parce qu'ici, les maisons n'ont aucune isolation. En tout cas pas la nôtre. Même dans notre petit appartement de Sherbrooke, quand Claudia et moi préférions dépenser notre argent en interurbains pour appeler nos chums plutôt que pour chauffer notre appartement, il faisait moins froid. Même à Saint-Hubert, quand nous coupions le chauffage de notre chambre la nuit en plein hiver, il faisait moins froid. Jusqu'à 9h le matin, on se croirait en camping d'automne avancé. Nous avons une bonne chaufferette (un réservoir d'huile sur roulettes chauffé à l'électricité) mais sans isolation, il n'y a pas moyen de chauffer une pièce. Pour sentir ses bienfaits, il faut être collé dessus. Genre à moins de 2 pieds alors à 6 le matin, ça prend beaucoup d'amour.


Nous utilisons toutes les couvertures chaudes que nous avons dans la maison pour la nuit. Martin et moi dormons avec un col roulé, les enfants avec des polars. Mais hier soir, j'ai franchi une étape importante : la capine! Quelle belle idée et ça fait donc toute la différence. Ils l'avaient l'affaire nos ancêtres. Mais un instant, on n'a plus les capines qu'on avait : j'ai quand même sorti ma belle petite tuque Louis Garneau que je prenais l'hiver pour faire du jogging. Sauf qu'elle ne tient pas. Je l'ai perdue à plusieurs reprises. Il va falloir que je me trouve une vraie capine qui attache, pour finir l'hiver en beauté. Je ne devrais pas avoir trop de difficulté car dans les magasins de Brisbane, il y a autant de vêtements chauds (et parfois même plus) que si on était en plein coeur de l'hiver au Québec. J'ai vu une dame avec une paire de bottes chaudes comme je n'en ai jamais vues. Avec de la laine d'agneau qui dépasse. Il faut absolument que j'en rapporte au Québec.
Et que c'est donc pas drôle l'hiver ici...

vendredi 4 juillet 2008

Un bulletin et encore des vacances


Nous avons reçu les premiers bulletins écrits des enfants. Il y a deux bulletins par année scolaire : un à mi-chemin et un à la fin. Côté forme, ils sont plutôt intéressants. Il y a une colonne pour le résultat et une pour l'effort et ce, pour chaque matière ou sous-matière. Les professeurs ont aussi un espace - qu'ils utilisent - pour inscrire un commentaire par matière, en plus des commentaires pour le comportement et un commentaire d'ordre général. Cela doit exiger beaucoup de temps de la part des professeurs alors je comprends mieux qu'il n'y en ait que deux par année. Pour ce qui est des résultats des enfants, ils sont très satisfaisants. Ils ont de très bons résultats dans les matières où l'anglais n'est pas prédominant (maths, sciences) et des résultats dans la moyenne pour les matières comme l'anglais. Ils ont des A dans la colonne "effort" et ont un très bon comportement (meilleur qu'au Québec dans un cas très particulier...).


Nous sommes donc déjà rendus au milieu de l'année scolaire et c'est très encourageant. Les enfants ont encore parfois des cours particuliers avec le professeur ESL ("english as second langage") mais pour le reste, ce sont des élèves comme les autres. Nous apprécions beaucoup l'école Corinda. Comme la deuxième étape est finie, nos élèves ont droit à une autre relâche, de deux semaines cette fois. Et que je suis donc contente de ne pas avoir à coordonner du gardiennage...


Martin ne prenant pas de vacances, nous restons plutôt tranquilles. Nous sommes allés hier avec plusieurs enfants/parents de la classe de Charlotte dans un parc pour jouer et partager un "morning tea". Les activités parascolaires aussi font relâche, sauf le karaté de notre nouvellement "ceinture rouge" de la famille. Maxence a monté de niveau et on y va maintenant deux fois par semaine. Il aura aussi un camp de trois jours à la Gold Coast en août. Et que je suis donc contente de ne pas avoir à faire tout ça tout en travaillant...

dimanche 29 juin 2008

Alexandra Headland (1)

Chaque vendredi matin, Rachel et moi nous nous faisons beaucoup de plaisir avec notre gang du playgroup. De vendredi soir à dimanche après-midi, cette gang avait organisé une fin de semaine dans un camp sur le bord d'une des plages de la Sunshine Coast, à Alexandra Headland. C'est à un peu moins de deux heures de Brisbane. Les conjoints et les enfants y étaient, dont nos bons voisins Erin et Sean, et leurs trois enfants. En tout, nous étions une vingtaine de familles. Il y avait une cafétéria avec un chef français, qui nous préparait nos SIX repas par jour (déjeuner, morning tea, dîner, afternoon tea, souper, "supper" du soir). Chaque famille avait son dortoir privé et sa salle de bain, et le site était vraiment beau. Avec la quantité d'enfants et de parents qu'il y avait, personne ne s'est ennuyé : jeux à la plage, jeux de ballons, parties de soccer, de football ou de cricket, canot, marches sur la plage pour le coucher du soleil, soirée de chants avec guitares, etc. Nous avions l'impression d'être à un hôtel de Cuba (il n'y manquait que la musique cubaine et le bar à volonté) mais avec une gang qu'on connaît et qui est super l'fun.

Et comme d'habitude, il faisait beau. On est en plein hiver mais tout le monde s'est baigné dans la mer. Nous avons vraiment aimé notre week-end. Ça nous a fait oublier que nous manquions le party des Veilleux de samedi.





Photos :
(1) Plage Alexandra Headland;
(2) Lac près du camp;
(3) Rachel et son amie Eleonore, dans une "rockpool";
(4) Notre dortoir.

Alexandra Headland (2)





(1) Martin en vacances;
(2) On s'ensable;
(3) Partie de cricket sur le bord de la mer;
(4) On fait des châteaux de sable en gang.

Alexandra Headland (3)




(1) Rachel lors d'un jeu de ballons;
(2) Canot sur le petit lac près du camp;
(3) Anne-Marie à la plage.

mardi 24 juin 2008

La leçon de Ewi


Ewan, notre voisin, vient souvent à la maison jouer avec Rachel. Il entre sans dire un mot, sans même parfois nous jeter un regard, et va directement dans la chambre de Rachel ("Chel" qu'il l'appelle). Alors que je leur servais du melon, Ewan, du haut de ses deux ans, m'a dit : "'Chel first". Je n'étais pas certaine d'avoir compris, je l'ai fait répéter et il m'a dit "Girls first". Pour être bien certain que j'avais saisi le principe (je devais avoir l'air bien surprise de me faire dire ça par un gars qui a encore une couche aux fesses!), il m'a dit : "At home, mum's first". Il m'a fait un sourire lorsque j'ai servi Rachel d'abord. Quand je vous dis qu'ils sont british...

dimanche 22 juin 2008

Notre Saint-Jean-Baptiste


Nous avons toujours aimé la Saint-Jean-Baptiste. En plus du congé, elle marque le début de l'été et nous aimions beaucoup nous retrouver à la fêter avec nos bons voisins de la rue des Glaïeuls. Pour ne pas oublier nos racines et pour éviter des élans nostalgiques, nous avons décidé de nous trouver des Québécois et de la fêter quand même, en terre australienne. Samedi, nous avons invité 3 collègues de Hatch du Québec (qui sont ici depuis plus longtemps que nous) et leur famille afin de souper ensemble. Au diable la convalescence! Nous avons écouté du Québécois, mangé du pouding chômeur et parlé québécois. C'est tellement facile communiquer en français!


Le lendemain, nous avons poursuivi la fête mais cette fois avec nos voisins des deux côtés. Nous les avons invités pour l'"afternoon tea" (même si on conserve nos racines québécoises, il y a des morceaux de racines australiennes qui commencent à pousser!). En prenant une bière et en surveillant les onze enfants qu'il y avait sur notre terrain, nous avons tenté de leur expliquer certains éléments fort complexes de l'histoire du Québec : la Saint-Jean-Baptiste vs la fête du Canada, l'importance (ou non) du drapeau, la place du français, etc. Il doit y avoir autant de versions qu'il y a de Québécois!

dimanche 15 juin 2008

Le projet de Charlotte



Papi et Mamie sont de retour au Québec, toujours en vie. Pour le décalage, ils confirment ce que plusieurs nous avaient dit : c'est bien plus difficile au retour qu'à l'aller. Je viens de leur parler et même après une semaine, ils se réveillent toujours la nuit et n'ont pas vraiment d'appétit aux heures de repas. À Brisbane, ils s'étaient habitués à notre horaire après moins de deux jours.


Pour nous, la vie continue. Ma "convalescence" va bien. Le plus difficile, c'est de rester calme durant les six semaines prescrites par le médecin. Plus que quatre semaines...


Dans sa classe, Charlotte a travaillé beaucoup sur les animaux australiens durant le dernier semestre. Pour conclure, elle a réalisé un bricolage dont elle est très fière et m'a ordonné de le mettre sur notre blogue. Il s'agit d'une représentation du désert autralien et de certains animaux d'ici : un serpent (invisible sur la photo), un échidné (en vert avec des cure-dents), un émeu (en noir, derrière l'arbre) et un dingo (en brun et vert).

lundi 9 juin 2008

Mamie et Papi sont déjà repartis



À l'heure où j'écris ce message, Mamie et Papi sont dans l'avion entre Los Angeles et Montréal, avec un vol retardé de près de deux heures. La distance est déjà longue sans retard alors avec une longue escale rallongée, c'est encore plus loin. Entre le moment où nous avons quitté notre maison pour l'aéroport et celui où ils arriveront chez eux, il se sera écoulé plus de 30 heures.

Nous avons eu autant de peine à nous séparer d'eux que nous avons eu de joie à les voir arriver. Malgré le choix que nous avons fait de venir ici et toutes les richesses que nous apporte ce voyage, les séparations sont toujours difficiles. Sans nous en faire la promesse, Mamie et Papi parlent toutefois de revenir l'an prochain, ce qui nous console un peu pour le moment.

jeudi 5 juin 2008

Le Wesley Resort


Lundi, j'ai dû subir une petite intervention chirurgicale. Ce sont des choses qui arrivent à certaines mères de quatre enfants. Ce n'est pas un sujet très intéressant en soi mais j'avais trop envie de vous parler des soins hospitaliers que j'ai reçus pour le passer sous silence. L'émission des Bougons sur le sujet exagère à peine le luxe de l'hôpital privé, le Wesley Hospital, où je suis allée passer trois jours. Cela ressemblait plus à un hôtel de moyenne gamme qu'à un hôpital (tapis, tableaux et couleurs sur les murs, meubles en bois, draperies, arrangements floraux, etc.).


Même si je trouve que le personnel de santé au Québec offre de bons soins malgré les conditions parfois difficiles, je n'ai jamais été si bien traitée qu'ici. La semaine avant l'opération, une infirmière m'a reçue plus d'une heure juste pour répondre à mes questions et m'expliquer comment tout allait se dérouler. Elle ne semblait vraiment pas pressée ("are you sure you don't have other questions?" "ben non madame, ça fait trois fois que je vous dis que je n'ai pas d'autres questions") et aucun autre patient n'attendait après moi. Le matin de l'intervention, une dame m'accompagnait à travers l'hôpital pour m'éviter de chercher. C'était pourtant bien indiqué et pas si compliqué.


Juste avant de passer au "theater" (la salle d'opération), ils m'ont installée dans un lit avec des revues et ont remplacé trois fois mes couvertures par des couvertures chaudes. Il ne faisait même pas froid! Pour la bouffe, ils ajustent les portions en fonction de l'appétit. Le matin, un camelot venait me porter le journal. Et c'est fou ce que c'est agréable de se faire soigner par des infirmières pas pressées.


Avec Mamie et Papi qui me remplaçaient auprès des enfants, un bon livre, quelques Sudoku et ma télé privée (tout un luxe car notre télé du Québec est restée au Québec), j'ai presque honte de le dire mais je me suis sentie en vacances...


Mais si nous n'avions pas d'assurances internationales pour les soins de santé, j'aurais peut-être trouvé que c'était des "vacances" un peu chères. Avec tous les intervenants, qu'on doit payer séparément, la facture monte assez vite : plus de 2000$ de gynéco, environ 1000$ d'anasthésiste, les frais de labo pour les tests pré-opératoires (environ 200$), un minimum de 5500$ d'hôpital car il m'expédieront probablement une autre facture ajustée. Et peut-être que j'en oublie (combien va me charger cette physio qui est venue me voir une trentaine de minutes?). À bien y penser, ça ne doit pas coûter moins cher au Québec...

jeudi 29 mai 2008

Noosa (1)





Nous avons passé le week-end dernier à Noosa. Papi et Mamie avait loué un petit appartement alors que notre famille campait à une trentaine de minutes de la ville. Noosa est une petite ville touristique très populaire. Elle est le Saint-Sauveur de Brisbane mais avec la mer qui est omniprésente partout à travers la ville, par de multiples "bras" de mer (plusieurs maisons ont leur quai sur la mer). Il y a des rues avec des petites boutiques, aux noms parfois français pour ajouter une petite touche de distinction (ça fait très "in" de rajouter un "le" ou un "la" dans un nom commercial).


Dans la partie nord de la ville, il y a un parc national où on peut marcher et voir de magnifiques paysages. Notre camping était situé sur le bord du lac Cootharaba et c'était très beau, surtout le soir avec la grosse lune orange qui reflétait dans le lac et le ciel blanchi d'étoiles.


Papi a eu son baptême de conduite à droite et comme nous, il avait une tendance naturelle à serrer un peu sa gauche. Mais notre chauffeur d'expérience s'est bien tiré d'affaire même si en ville, quelques bandes de trottoir étaient un peu trop près... Il a aussi eu l'occasion de conduire Tante Blanche en allant faire une petite expédition avec Martin et les enfants sur une plage de Noosa réservée aux 4x4, pendant que Mamie, Charlotte et moi arpentions les boutiques.


Nous avons terminé notre week-end en allant sur le haut du mont Tinbeerwah, dans la réserve forestière de Tewantin. Nous avons encore pu voir des paysages magnifiques, avec la mer au loin. Il y avait des marches et de petits sentiers pour franchir les 265 mètres qui séparaient le stationnement du haut du mont. Mamie considère qu'elle a escaladé le mont Tinbeerwah, rien de moins. De l'escalade à 59 ans, faut le faire!
Photos :
(1) Vue du lac à partir de notre campement;
(2) Deux pélicans et Anne-Marie;
(3) Expédition virile en 4x4;
(4) Vue de la mer et de quelques lacs du haut du mont Tinbeerwah.

Noosa (2)




Photos :
(1) Promenade sur le bord de la mer;
(2) Premier Koala que nous voyons à l'état sauvage;
(3) Lors de l'ascension du mont Tinbeerwah.

lundi 19 mai 2008

Tour de bateau sur la rivière Brisbane





Une bonne grippe s'est emparée de Mamie la semaine dernière alors nos voyageurs ont été un peu plus tranquilles. Dimanche, nous sommes tous allés faire une petite croisière à bord du Kookaburra River Quenn, un vieux bateau à aubes. Nous avons pu explorer la ville à partir de la rivière Brisbane. Comme le résume bien Papi, il n'y a rien de vraiment extraordinaire à Brisbane mais tout est beau alors c'est très agréable à regarder. La végétation vole souvent la vedette.


Pendant que les trois grands sont à l'école, Rachel joue à la touriste avec Papi et Mamie. Elle va parfois prendre un "café aux pommes" avec Papi dans un petit café près de la maison. Aujourd'hui, elle est partie en train faire un petit tour en ville avec Papi et Mamie. Elle s'est habituée très vite à les avoir à son service. Papi a dû se taper au moins une trentaine de parties de Serpents et Échelles depuis son arrivée.


On peut dire que toute la famille profite de leur présence, chacun à sa façon : Sudokus à deux, devoirs et leçons assistés, se-soupes toujours bonnes de Mamie et surtout, une grande quantité de calins.


Cette semaine, nous préparons notre grande sortie du week-end prochain : Noosa. On vous en redonne des nouvelles.

jeudi 15 mai 2008

Chronique de TC - Sièges réservés


Quand on est à bord d'une voiture de train à Brisbane, on peut lire sur des affiches que les étudiants qui bénéfient d'un tarif réduit doivent céder leur place aux autres adultes. Tarif réduit, service réduit. Et Martin, qui prend le train souvent, me dit que la consigne est respectée.

Disons que ça me semble un peu mieux qu'au Québec, où une femme enceinte jusqu'aux oreilles a parfois du mal à se faire céder une place dans un autobus de la Rive-Sud, même pour un trajet à partir du centre-ville de Montréal...

dimanche 11 mai 2008

Grosse première semaine pour notre visite





En plus de vaquer avec nous à toutes nos activités quotidiennes, notre visite s'est passablement promenée durant sa première semaine. Papi et Mamie sont allés à l'école, ont entendu la chorale de Charlotte, ont admiré le karatéka et la gymnaste de la famille, puis ont assisté au "playgroup" de Rachel. Pour le playgroup, ils sont plutôt bien tombés car c'était un "high morning tea" au lieu d'un "morning tea" ordinaire, en raison de la fête de la mère. Les Australiens ont la dent sucrée mais notre Beauceron s'est admirablement bien intégré. Parlant de bouffe, ceux qui croyaient que Papi maigrirait durant son séjour risquent d'être déçus (c'est ce qu'il avait annoncé à tous ceux qui voulaient bien l'entendre). Notre garde-manger n'a jamais contenu tant de biscuits et Papi a le plaisir de goûter à la richesse des produits laitiers d'ici : yogourt ultra-crémeux, crème à 45%, etc.


Les mères du playgroup ont aussi organisé une soirée de filles dans un petit café près d'ici, mercredi soir, et maman et moi y sommes allées. Même si elle a fait le voyage par amour pour nous, Mamie est enchantée de la beauté de la ville et de la chaleur des gens d'ici.


Papi et Mamie sont venus avec nous fêter le 8e anniversaire de Maxence dans un beau parc près de notre quartier. Maxence avait invité une dizaine de ses amis. Les parcs étant très bien aménagés et la température étant presque toujours clémente, les parents organisent les fêtes d'enfants dans des parcs. J'ai beaucoup aimé le concept, que je compte bien exporter au Québec.


Aujourd'hui, dimanche, nous sommes allés au Lone Pine Koala Sanctuary pour voir les koalas et les kangourous (nos voyageurs ne pouvaient quand même pas faire un voyage en Australie sans en voir...). Nous avons fini la journée en mangeant une grande quantité de côtelettes d'agneau, histoire de souligner la fête des mères.


Notre visite se porte à merveille et est même presque déçue d'avoir planifié un voyage de seulement 5 semaines...

jeudi 1 mai 2008

Sains, saufs et pas si fatigués!

7h30, vendredi matin, Papi et Mamie ont passé les portes de l'aéroport de Brisbane. Un préposé de l'aéroport les a fait passer devant tout le monde alors ils n'ont pas traîné avant de sortir. Leur voyage s'est très bien déroulé, même s'ils ont trouvé leur transfert à l'aéroport de Los Angeles ardu. Il faut dire que c'est un aéroport immense, très achalandé. Ils ont dû prendre un autobus entre les deux terminaux, après avoir été mal informés... Mais bon, ils ont apprécié l'excellent service de Qantas Airways, bien mangé, et dormi un peu. Mamie a rapidement retrouvé son anglais et a fait la connaissance de plusieurs personnes. Comme dit Papi, les photos des petits enfants ne sont jamais loin (un peu plus et elle les sortait au douanier!).

Les retrouvailles ont été très émouvantes. On ne dirait pas qu'ils ont un voyage de plus de 24 heures dans le corps à les regarder.

mercredi 30 avril 2008

Papi et Mamie sont en route!


Il est jeudi matin (heure de Brisbane) et nous suivons pas à pas avec internet le parcours de Papi et Mamie qui sont en route vers Brisbane depuis mercredi après-midi (départ de Montréal à 15h). Michel est allé les reconduire à l'aéroport Trudeau et il nous a envoyé cette photo d'eux, prise juste avant qu'ils passent la sécurité.
Ils ont un gros voyage devant eux : Montréal-Chicago, Chicago-Los Angeles, Los Angeles-Brisbane. Nous devrions les voir vendredi matin, leur avion devant se poser à 6h05, heure de Brisbane (pour eux, il sera jeudi 16h, soit plus de 25 heures après leur premier décollage...).
La journée sera donc longue aujourd'hui pour plusieurs personnes, dont 4 petites qui sont très impatientes de les voir.

Triathlon


Dimanche dernier, Martin a fait son triathlon, en compagnie de collègues de Hatch (c'était un triathlon de type corporatif). Il y avait 2500 personnes de différentes compagnies qui compétitionnaient alors nous ne nous sentions vraiment pas seuls. Martin a eu une belle course et était plutôt content. Et oui, Nelson, Martin a pris le temps de mettre ses bas à la transition, et même de s'enlever le sable des pieds dans un petit bac d'eau avant de les mettre. Sa transition natation-vélo n'a pas été des plus rapides car il cherchait son vélo parmi les 2500 autres vélos... Mais une fois rendu sur son vélo ou dans ses souliers de jogging, il s'est bien repris, d'autant plus qu'il avait 5 joyeux supporteurs qui le suivaient à chaque étape. La portion natation a bien été, malgré le fait qu'il compétionnait contre des nageurs australiens (tout le monde nage bien ici!).


Après le triathlon, nous avions un BBQ organisé par Hatch. Nous avons pu manger la traditionnelle saucisse servie sur pain blanc et goûter à un autre plat qui semble aussi très populaire : un beau steak servi entre deux tranches de pain blanc, avec fromage râpé, sauce tomate et sauce BBQ... C'est une façon comme une autre de manger un steak... Nous sommes ensuite allés relaxer sur une des plages près du site de triathlon à regarder des surfers, le temps de laisser passer le traffic.

samedi 26 avril 2008

Traduction libre par Rachel

Rachel joue de plus en plus avec le plus jeune de nos voisins, Ewan. Ewan a presque trois ans et, du haut de ses quatre ans, Rachel l'appelle "le petit". Ils ont à peu près le même niveau de connaissance de l'anglais alors ils s'entendent très bien, d'autant plus qu'il fait à peu près tout ce qu'elle veut.

Je l'ai entendue lui dire, la semaine dernière, alors qu'il était à un endroit où elle voulait justement aller :"can you tasse please?". "Peux-tu te tasser STP?" Une fille s'essaye!

Demain matin, toute la famille se lève à 4h30 pour aller encourager papa qui fera un triathlon à la Gold Coast. La portion natation se fait dans la mer mais Martin s'est fait dire qu'il y aura des gens qui s'assureront qu'il n'y ait pas de requin blanc dans les parages des nageurs...

lundi 21 avril 2008

Lamington Park (1)

Le week-end passé, nous sommes allés camper à Lamington Park, à environ une heure au sud de Brisbane. Lamington Park est un park national et le camping est situé tout au haut de la montagne, en plein coeur de la "rainforest". Pour s'y rendre, on devait emprunter une route à voie unique (c'est toujours stressant de se retrouver subitement face à face avec une autre voiture), route qui sillonnait la montagne, directement sur le bord du ravin (sans barrière, rien pantoute pour protéger, et des virages à 180 degrés...). Avec ma petite tendance au vertige, j'avais bien hâte d'arriver! Mais la beauté des paysages m'a fait oublier cette épreuve.

Rendus à notre campement, situé au niveau des nuages, il s'est subitement mis à pleuvoir. Nous venions juste de finir de monter la tente. Nous avons installé une bache, pour nous protéger de la pluie. Il ventait, il faisait froid et ce fut une tâche difficile. J'ai eu une petite pensée pour notre ami et voisin Rémy, qui m'a déjà lancé une phrase que j'ai retenue : "Et que vous aimez donc ça vous mettre dans la misère vous autres". Elle m'a résonné dans la tête jusqu'au lendemain matin, quand la pluie s'est finalement arrêtée...

Le dimanche, nous sommes allés faire quelques randonnées en forêt et ce type de forêt m'a beaucoup impressionnée. C'est vert, vert, vert. Les arbres étaient couverts de lichen, il y avait des lianes partout, les arbres étaient immenses. Il n'y avait même pas de bibitte. La forêt est très dense donc on ne pouvait voir le soleil qu'un petit peu, à travers les feuilles. Nous avons bien aimé franchir un pont suspendu, au bout duquel il y avait une échelle pour grimper dans un arbre immense. Martin a dû grimper 4 fois, chaque enfant voulant y aller (avec mon vertige, j'en avais bien assez du pont suspendu). La vue d'en haut était très belle.

Près de notre campement, il y avait quelques arbres avec des dizaines de perroquets qui s'amusaient à aller sur les gens. Anne-Marie et Maxence auraient pu y passer des heures. Nous avons ensuite "décampé", pendant que les enfants jouaient au ballon ou observaient les petits kangourous sauvages qui erraient sur le site - des wallabies. Et voilà, c'était déjà terminé.









Photos :

(1) Vaches rencontrées sur la route qui menait à la montagne;
(2) Arbre typique de la "rainforest";
(3) (4) Perroquets en liberté.

Lamington Park (2)





Photos :
(1) Rachel chasse les "scrub chicken", ces poulets sauvages qu'on retrouve aussi en pleine ville;
(2) Pont suspendu à une vingtaine de mètres du sol, à travers la "rainforest";
(3) Montée dans un arbre par Rachel, suivie de papa, pour se rendre à une plate-forme à 30 mètres du sol;
(4) Tarzan et ses petits.

mardi 15 avril 2008

Le Vegemite ou "comment reconnaître les vrais Australiens"


Le Vegemite, une tartinade très salée à base de levure de bière, est aussi populaire ici que le beurre d'arachides, sinon plus. Nous avons bien essayé. Même Martin, qui a la papille curieuse et qui dit pouvoir s'habituer à tout, n'a pas encore réussi à finir notre minuscule pot. Pour reconnaître les vrais Australiens des autres, le Vegemite est à mon avis un très bon indice. Il faut avoir été élevé dans le Vegemite pour pouvoir l'apprécier à sa juste valeur. À l'école, j'ai vu plusieurs sanwiches au Vegemite dans des boîtes à lunchs. Dans les partys style "hot dog", il y a du Vegemite avant d'y avoir du ketchup (qu'ils appellent ici "tomato sauce" car pour eux, le ketchup est américain). Et ce ne sont pas des hot dogs qui sont servis dans les partys populaires. Ce sont des saucisses (au boeuf ou au porc) servies sur une tranche de pain ordinaire blanc beurrée, avec des oignons émincés et cuits. Ça, au moins, c'est mangeable. Mais pour ce qui est du Vegemite...

vendredi 11 avril 2008

Encore une semaine de vacances

L'année scolaire, qui commence en janvier, est divisée en 4 "terms". Entre chacun des termes, il y a des vacances. Entre le term 1 et le term 2, il y a une semaine (celle qui vient de se terminer). Entre les terms 2 et 3, puis entre les terms 3 et 4, il y a deux semaines. Viennent ensuite les grandes vacances d'été de 6 semaines.

En d'autres mots, il y a durant l'année scolaire trois relâches, dont deux de deux semaines. Quand je regarde mon calendrier, je suis donc contente de ne pas avoir un emploi ici! Ça simplifie les choses.

Martin n'a pas pris de vacances cette semaine mais les enfants en ont profité quand même. Nous sommes allés une journée au Museum of fine arts, qui vaut la peine d'être vu juste pour son architecture. Vendredi, nous sommes allés au Movie World et nous avons emmené notre voisine Jessica (11 ans). Nous avons passé une superbe journée, même si je suis toujours un peu déçue de ne pas pouvoir faire les gros manèges (je ne dois pas oublier que je m'occupe des enfants). Dans quelques pouces (plusieurs même), Charlotte va devenir ma meilleure coéquipière de manèges car elle s'amuse beaucoup et n'a pas peur (ce n'est pas comme les chiens ou les ciseaux de coiffeurs). La prochaine fois que nous irons au Movie World, ce sera avec Papi et Mamie, qui arrivent le 2 mai pour 5 semaines.

L'accent - quelques exemples

Pour vous illustrer un peu ce dont je parle quand je dis que les Australiens ont un accent, voici quelques exemples :

- ma voisine m'a parlé d'un "late breakfast" et j'étais certaine qu'elle avait dit "light breakfast";
- à entendre les Australiens parler, on dirait qu'il y a deux "y" dans le mot "you". Ils prononcent à la fin le "u" à la française;
- le mot "also" est aussi prononcé en rajoutant un "u" à la française à la fin;
- "guys" est un mot qui semble très long. "Gaayiiiiiiiiiis";
- j'ai eu des discussions au téléphone avec notre vendeur d'auto à propos d'un garage. Quand est venu le temps de chercher l'adresse dudit garage sur internet, je cherchais Altratune alors que c'était Ultratune (finalement, je me rends compte que c'est avec les voyelles que j'ai de la difficulté);
- une petite amie d'Anne-Marie m'a dit être allée à Sydney la semaine dernière. Je lui ai demandé de répéter deux fois car j'étais certaine qu'elle avait dit "city" alors qu'elle me parlait de l'Opera House. "City" est utilisé pour désigner le centre-ville (plutôt que Downtown).

Et le fameux "mate" est vraiment utilisé à toutes les sauces. C'est comme ça que les petits garçons se font appeler par les membres du personnel de l'école lorsqu'ils ne les connaissent pas par leur nom. J'ai vu même à quelques reprises des filles se faire appeler "mate". Le "God day mate", prononcé "godaaaii mate" est très populaire. Martin se fait appeler "mate" par un peu n'importe qui. Je n'ai pas encore entendu de version féminine.

dimanche 6 avril 2008

Propre propre propre




Je pensais bien que depuis que monsieur et madame Mercier ne peuvent plus entretenir notre maison (j'en suis très triste mais ils trouvent que c'est trop de voyagement), on aurait parfois des semaines difficiles au point de vue de la propreté (mon statut de "ménagère" ne me fait pas aimer plus le ménage qu'avant). Erreur! La quantité incroyable de fourmis qui fourmillent autour et dans la maison m'oblige à garder un certain rythme. Plus de deux jours sans passer le balai? On se retrouve avec des rassemblements de fourmis dans plusieurs coins de couloir ou de garde-robe. On a le malheur d'oublier une graine de steak haché autour de la table? On retrouve le petit morceau qui se fait déplacer par une centaine de petites fourmis quelques heures plus tard. Même chose pour les papillons de nuit qui trespassent parfois sur notre plancher. Un vrai régal pour les fourmis. J'ai acheté plusieurs produits anti-fourmis mais aucun ne fait de miracle. Celui que j'ai mis autour du bain est très efficace pour les tuer mais ne les repousse pas pour autant : à chaque jour, on retrouve au moins une cinquantaine de fourmis mortes dans le bain. Finalement, si j'avais à choisir entre les centaines de fourmis minuscules qu'on côtoit tous les jours et les quelques coquerelles qu'on retrouve chaque mois, je prendrais les coquerelles...

Parlant de propreté, nous n'avons jamais été aussi propres pour notre voiture. Avec le sable et le sel marin, on n'a pas le choix. Les restrictions d'eau font en sorte qu'il est interdit de laver notre voiture à la maison. Je vais donc dans un méga lave-auto self-service, avec un super laveur à pression, principalement pour le dessous de la voiture. J'ai fait plus de lavage d'auto dans les deux derniers mois que durant les quatre dernières années. Il n'est jamais trop tard pour s'améliorer qu'ils disent. Peut-être qu'à force de frotter, je vais devenir une VRAIE madame Blancheville.