dimanche 31 août 2008

Gros week-end pour les enfants






Les enfants n'ont pas pris beaucoup de temps à s'endormir dimanche soir. Vendredi soir, après avoir chanté bonne fête à Charlotte, je suis allée reconduire Maxence à la Gold Coast, pour un camp de karaté dans un endroit de rêve sur le bord de la mer. Nous sommes retournés le chercher dimanche matin. C'était la première fois qu'il était seul pour quelques jours. Ses soeurs lui ont fait des adieux comme s'ils partaient pour toujours... Il s'est fait bien du plaisir tout en prenant un petit coup de vieux.

Charlotte a eu son party de fête samedi soir. Elle avait invité ses deux meilleures amies, Josephine et Angelique. Maxence était content de se sauver d'une autre fête de filles. Martin leur a fait une disco dans le salon, elles se sont tapées le long film de princesse que grand-maman nous avait envoyé, puis elles ont chuchoté et ri jusqu'à ce que maman décide qu'il était temps de dormir. Martin est allé les voir vers 2h du matin car elles s'étaient réveillées, avaient décidé de rallumer la lumière et de continuer leur party. Elles ont ensuite fait la grasse matinée jusqu'à 6h15.

Après être allés chercher Maxence, nous sommes allés achever les enfants en allant faire un tour à Movie World. Nous avons toujours un certain sentiment de devoir accompli quand ils sont plus fatigués que nous à la fin d'une journée.
Cette semaine, il nous reste la fête d'Anne-Marie à célébrer. Nous essayons aussi de planifier le voyage que nous ferons durant les vacances de Noël, avec Denis, Nathalie, Naomi, Colette et Claude. Ils arriveront le 8 décembre et repartiront le 31 décembre. Nous irons probablement voir avec eux la Grande Barrière de Corail puis Sydney. Pour ce qui est du du travail de Martin, il est dans une période d' "entre deux projets". Le projet sur lequel il travaillait depuis notre arrivée a fait les manchettes dernièrement. Voici les deux liens pour les lire :

Photos :
1) Josephine, Angelique, Charlotte et Anne-Marie;
2) Maxence est le deuxième à partir de la gauche;
3) Site du camp, propriété de la Couronne provinciale. La mer se trouve juste derrière les bâtisses;
4) 5) Quelques câlins pendant que maman était allée seule faire le manège Escape de Superman, qui va à 4,3 G...

lundi 25 août 2008

Fin de l'hiver, fin de la saison de soccer




Charlotte a joué son dernier match de soccer samedi. Sa petite équipe a tenu le coup jusqu'à la fin de la saison, avec l'aide parfois de joueurs des équipes adverses pour éviter les trop grandes différences de pointage... On ne joue au soccer ici qu'en hiver et il est vraiment fini, après seulement quelques semaines de nuits froides. Il fait maintenant une dizaine de degrés la nuit alors c'est déjà mieux dans la maison. Les journées sont un peu plus chaudes et les lézards sont revenus. Quand j'écoute les gens parler de la température, si je me ferme les yeux, je pourrais croire que je suis au Québec. Et que l'hiver a été difficile cette année (plus froid que d'habitude semble-t-il). Et que nous avons été malades cet hiver. Et que nous avons hâte que ça finisse.





J'imagine qu'avec le temps, nous trouverions aussi que l'hiver est froid. Il est vrai que nous nous habituons tranquillement pas vite aux moeurs des gens d'ici mais pas encore à la beauté de la végétation. Je joins une photo de Charlotte et de Rachel à côté de la "petite" haie d'un de mes voisins. Sur le terrain de ce voisin, il y a aussi un gros bosquet d'oiseaux du paradis, un citronnier, quelques palmiers, et plusieurs autres espèces végétales que je ne connais pas. Et ça semble pousser tout seul car il a l'air de passer moins de temps à entretenir tout ça que j'en passais à arracher mes mauvaises herbes dans ce que j'appelais ma plate-bande, sur la rue des Glaïeuls. Et c'était à peu près ma priorité no 200...

lundi 18 août 2008

Le 5e anniversaire de Rachel


Le bébé de la famille a eu 5 ans cette semaine. Pour célébrer sa fête, Rachel a demandé un "sleepover" et elle a invité son amie Nina. Charlotte et Anne-Marie ont aussi demandé un sleepover pour leur anniversaire, les 29 août et 1er septembre. Charlotte invitera 2 amies, Anne-Marie en invitera 4. Anne-Marie m'a demandé, avec un petit sourire en coin, combien d'amies j'inviterais à ma prochaine fête...

La journée de sa fête, si je parlais à quelqu'un à l'école ou ailleurs, Rachel me demandait en chuchotant ou avec un coup de coude de dire que c'était sa fête. Le soir, les deux boîtes en provenance du Québec, qui traînaient bien à la vue sur le vaisselier depuis quelques jours, ont enfin pu être ouvertes et leur contenu a eu l'effet voulu. Rachel, Anne-Marie et moi avions préparé un gâteau trois étages chocolat, fraises, crème fouettée et sirop d'érable, et nous avons demandé à Ewan et sa famille de venir nous aider à le manger.

Quand trois fêtes se succèdent comme ça, j'aime bien la formule du sleepover... Les fêtées sont contentes et de mon côté, c'est à peu près ce qui demande le moins de préparation. C'est la première fois que leurs fêtes ne coïncident pas avec une rentrée scolaire, ce que je ne déteste pas non plus... Parlant de rentrée scolaire et comme j'ai une pensée pour mes amies du Québec qui magasinent, c'est l'école ici qui s'occupe de faire les sacs d'école pour chaque enfant en début d'année scolaire. Les parents n'ont qu'à cocher les items et à faire le chèque. C'est vraiment merveilleux! J'ai su que c'était des parents bénévoles qui préparaient les sacs. Je suis prête à faire du bénévolat pour l'école mais je ne penserais pas donner mon nom pour ça!

Nous ("nous" étant surtout Martin) avons fait des démarches cette semaine pour un voyage que nous ferons lors des prochaines vacances scolaires, prévues pour fin septembre. L'Australie étant un grand pays, si nous voulons voir autre chose que Brisbane et les environs, nous devons prendre l'avion, à moins de vouloir nous taper au moins une vingtaine d'heures de voiture, ce que je n'ose pas vraiment imaginer avec les enfants. Notre destination est en plein centre de l'Australie, au beau milieu du désert : le mont Uluru et le Kings Canyon.

dimanche 10 août 2008

Exposition de la collection de Picasso






Dimanche, nous sommes allés à la Gallery of modern art de Brisbane. Jusqu'à septembre, il y a une superbe exposition de Picasso et de sa collection d'oeuvres. En plus d'oeuvres de Picasso, on peut y voir une quarantaine d'oeuvres d'autres artistes comme Cézanne, Modigliani, Matisse, Renoir, Rousseau, Miro, etc. Nous y avons emmené les enfants, qui ont davantage apprécié le fish and chip qu'ils ont pu manger après l'exposition mais bon, on s'y attendait... Encore une fois, c'était une journée magnifique et le musée, dont l'architecture est très moderne, est situé sur le bord de la rivière, en plein coeur de SouthBank, une partie de la ville où il fait bon vivre et qui est très fréquentée par les touristes. Erin, Sean et leurs enfants nous ont accompagnés.

jeudi 7 août 2008

Fête du playgroup et Ambiwerra festival






Durant les deux derniers week-ends, nous sommes allés à deux fêtes. La première (deux premières photos) était un party pour les enfants du playgroup, dans un des beaux parcs près de chez nous (l'Arboretum). Quelques parents avaient organisé des jeux pour les enfants et plusieurs ont apporté l'"afternoon tea". Les enfants ont eu beaucoup de plaisir et de notre côté, ça nous a permis de jaser avec les autres parents. Nous y avons rencontré entre autres une fille de Toronto qui parle français, dont le chum est français (de France) et qui est ici depuis cinq ans.


L'autre fête était l'Ambiwerra festival (trois dernières photos). La plupart des écoles primaires de Brisbane organisent, une fois par année, une fête (qu'ils appellent souvent "fête" ou "fete") dans le but d'amasser des fonds pour l'école. Pour les écoles primaires, les parents préparent des objets ou de la bouffe à vendre, et ceux qui veulent participer à la fête doivent payer pour y aller. L'Ambiwerra festival est l'équivalent des fêtes des écoles primaires mais en plus luxueux, et pour un des collèges privés des environs (le St-Aidans). Ça se passait juste à côté de chez nous, sur un des terrains de sport du collège. On devait payer 55$ par adulte pour entrer sur le site et si on voulait manger, on pouvait acheter des mets raffinés préparés par plusieurs restos de Brisbane. Il y avait des manèges mais à 7$ le tour par enfant, on a décidé de les rationner à deux tours chacun. Quelques artistes faisaient partie de la fête, et j'ai eu le plaisir de danser avec Anne-Marie en écoutant une chanteuse connue d'ici, Kate Ceberano. Vendredi soir, il y avait un opéra en plein-air qu'on pouvait entendre de la maison. Les gens étaient chics comme s'ils allaient à un mariage. Nous avons passé du bon temps mais disons qu'il y a des après-midi agréables qui coûtent plus chers que d'autres...

samedi 2 août 2008

Chronique pour nageurs avertis


Samedi matin, je suis allée faire un premier entraînement dirigé à la piscine de Graceville, avec une quinzaine d'autres nageurs. C'est l'équivalent d'un Club de Maîtres nageurs pour adultes du Québec. Le samedi, c'est plus tard qu'en semaine : 6h au lieu de 5h. Et ça semble très populaire car toutes les piscines des environs offrent de tels programmes, à peu près aux mêmes heures.


Dans un Club de Maîtres au Québec, je nageais habituellement dans un des deux meilleurs corridors. Il y en avait des meilleurs que moi mais je me débrouillais quand même assez bien. Hier, il n'y avait que cette fille de 8-9 ans qui s'entraînait avec le club qui nageait moins vite que moi. Et on a fait des éducatifs de correction de mouvements sur des éléments que je ne connaissais même pas. Mes amis nageurs, le saviez-vous qu'il fallait tourner la hanche avant la tête avant de respirer au crawl? Ben oui, sinon la tête déstabilise tout le corps.... Et il me semble avoir entendu au Québec qu'au crawl, il fallait essayer de regarder le mur en avant pour avoir une bonne position de tête. Ben non, c'est le fond de la piscine qu'il faut regarder. Et on a fait une dizaine de longueurs avec l'emphase sur le majeur qui entre en premier dans l'eau, toujours au crawl.


Depuis qu'on est ici, tout en survaillant les enfants à la piscine, je m'amuse à regarder les entraîneurs diriger les entraînements des clubs de jeunes et je suis toujours surprise de voir toutes les corrections de style qu'ils leur font faire. Je constate la même chose quand je regarde les cours de natation de Rachel, qui est maintenant capable d'avoir une bonne position de tête au crawl et au dos (ça fait 6 mois qu'elle pratique presque juste ça, une fois par semaine, avec un entraîneur pour 2-3 enfants maximum!). À l'aube des jeux olympiques, j'ai bien hâte de regarder les performances des nageurs australiens. Je comprends maintenant pourquoi ils sont si nombreux et pourquoi tant de nageurs australiens du dimanche sont beaux à regarder. C'est culturel.

mardi 29 juillet 2008

Le Touw de Fwannce

Martin aimant bien regarder le Tour de France et en jasant parfois avec Sean, notre voisin, Rachel a entendu plusieurs fois l'expression "Tour de France" prononcée par des anglais qui ne parlent pas français. Et bien l'autre matin, elle nous en a parlé en prononçant les "r" et le "n" comme les anglais. Ça c'est en plus de toutes les tournures à l'anglaise (adjectifs précédant les noms - "mon préféré crayon"), les accents toniques dans les mots français, et les traductions intégrales ("attends pour moi"). On dirait que l'anglais se jette sur les enfants et qu'ils n'ont même pas besoin d'y penser pour l'apprendre.

Il y a vraiment de ces journées où j'aimerais donc que l'anglais s'empare autant de mon cerveau, sans que j'aie à faire autant d'efforts. Ces journées où mon accent anglais finit par me taper sur les nerfs moi-même, où je répète mes verbes deux fois dans chaque phrase (une fois mal accordés, une fois bien accordés - je pense en tout cas!), où je ne comprends pas les blagues qu'on me fait, où je dois écouter 3-4 fois le même message sur notre répondeur, etc. Mais au moins, ça s'améliore... Tranquillement pas vite mais plus vite que quand j'étais au Québec.

mercredi 23 juillet 2008

En français SVP

9 mois. Voilà le temps nécessaire pour que les enfants se tournent vers l'anglais complètement. Depuis quelques jours, Martin et moi devons insister pour qu'ils parlent français à la maison. Je sens que nous sommes à quelques semaines des menaces. Maxence me dit qu'il parle anglais "car des fois, j'oublie les mots en français". Raison de plus Maxence. On comprend que lorsqu'ils racontent des événements qui se sont passés à l'école, ils glissent des mots anglais de temps à autre. Parfois, ce sont de nouveaux mots dont ils n'ont jamais appris la version française. Parfois aussi, lorsqu'ils jouent avec des voisins, on comprend qu'ils continuent en anglais même si les voisins sont partis. Mais comme le français est notre langue et qu'il est important qu'elle demeure leur meilleure langue, nous continueront d'insister. J'ai lu à quelques reprises que selon les experts en la matière, il est préférable, même pour l'apprentissage de leur anglais, qu'ils soient bons en français. Nous ne voulons surtout pas qu'ils aient deux langues secondes, un peu comme un ancien certain premier ministre du Canada... Morale de cette histoire : les enfants "désapprennent" aussi vite qu'ils apprennent. De retour au Québec, il va falloir qu'on trouve des occasions de parler anglais...

dimanche 20 juillet 2008

Soccer et Mont Glorious






Nous avons une nouvelle joueuse de soccer dans la famille. Samedi matin, Charlotte a eu sa première partie. Son équipe a perdu par un si grand nombre de points que tout le monde a arrêté de compter... Mais notre Charlotte s'est tellement donnée durant le match qu'elle a été décernée l'étoile du match par son entraîneur. Elle s'est écrasée dans le gazon après la partie. Elle était très heureuse d'être passée par dessus sa peur de faire partie de l'équipe, d'autant plus que son entraîneur a promis de finir la prochaine pratique au Red Rooster, le genre de resto dont elle raffole.


Dimanche, nous sommes allés pique-niquer au mont Glorious, un mont à moins d'une heure de chez nous, qui fait partie de la Brisbane's Rainforest. Il a fallu d'abord que j'endure encore l'épreuve de la route sinueuse directement sur le bord du ravin mais à part ça, ce fut une belle journée. Nous avons fait deux sentiers et le premier n'était pas un sentier "officiel" (un livre prêté par une amie proposait de découvrir une petite chute par ce sentier). En plus d'être beau, ce fut assez formateur pour les enfants car nous avons eu un petit 10 minutes d'hésitation à notre retour sur le chemin à prendre... La double-leçon "ne pas paniquer" et "toujours revenir au dernier point de repère connu" fut plus difficile à avaler par certaines que d'autres!


La deuxième randonnée était longue d'environ 5 kilomètres et les petites jambes ont tenu le coup pour presque toute la randonnée. Rachel a fini le dernier kilomètre dans mon dos mais c'était un peu à cause de la "bonne" idée de Martin de monter un bout en courant "pour l'entraînement et pour qu'on trouve que ça passe plus vite parce qu'on est fatigués". Encore une fois, nous avons vu de très beaux paysages et des arbres immenses. Au retour, nous avons pris une autre route sineuse sur le bord du ravin mais celle-ci était moins épeurante car il y avait un petit garde-fou. Je vais peut-être finir par m'habituer...

mercredi 16 juillet 2008

Après-midi de patinage






Dimanche dernier, nous avons fait une sortie très spéciale pour des "Australiens temporaires" : nous sommes allés dans une aréna faire du patin à glace. Nous avions entendu dire avant de venir ici qu'il y avait quelques patinoires à Brisbane (nous en avons repéré deux) alors nous avions apporté nos patins (nous étions pratiquement les seuls à ne pas avoir des patins de location). Nous sommes allés avec nos voisins de droite, John, Joan, Samuel et Jessica.

Nous nous sommes rendus compte que des Canadiens sur une patinoire, c'est comme des Australiens dans une piscine. Même si nous sommes plutôt ordinaires en patinage, nous nous sommes sentis comme de grands patineurs pour quelques heures. Et nous avions beaucoup d'espace pour patiner car la plupart des autres patineurs devaient tenir la bande pour avancer...


Anne-Marie était très contente que son costume de patineuse offert par sa marraine et son parrain lui fasse encore (ça achève toutefois). Maxence était bien fier de pouvoir montrer à son ami Sam sa technique de freinage. Charlotte s'est beaucoup améliorée par rapport à notre dernier hiver (un vrai hiver je veux dire) et pouvait maintenant patiner seule. Rachel a pour la première fois porté de vrais patins à une seule lame et pouvait tenir debout sans tomber vers la fin de l'après-midi. En revenant à la maison, j'ai enfin pensé à prendre en photo un coucher de soleil qu'on peut voir à partir de notre cuisine. La photo n'est malheureusement pas aussi rose que le ciel l'était en réalité.

vendredi 11 juillet 2008

Ma capine


On est vraiment en plein coeur de l'hiver australien. Les journées sont superbes. Avec une paire de jeans et un chandail à manches longues, on est très bien. Toutefois les nuits sont froides; il fait environ 6 degrés Celcius. Ouin, 6 degrés, on a déjà vu pire au Québec alors pourquoi s'en plaindre? Parce qu'ici, les maisons n'ont aucune isolation. En tout cas pas la nôtre. Même dans notre petit appartement de Sherbrooke, quand Claudia et moi préférions dépenser notre argent en interurbains pour appeler nos chums plutôt que pour chauffer notre appartement, il faisait moins froid. Même à Saint-Hubert, quand nous coupions le chauffage de notre chambre la nuit en plein hiver, il faisait moins froid. Jusqu'à 9h le matin, on se croirait en camping d'automne avancé. Nous avons une bonne chaufferette (un réservoir d'huile sur roulettes chauffé à l'électricité) mais sans isolation, il n'y a pas moyen de chauffer une pièce. Pour sentir ses bienfaits, il faut être collé dessus. Genre à moins de 2 pieds alors à 6 le matin, ça prend beaucoup d'amour.


Nous utilisons toutes les couvertures chaudes que nous avons dans la maison pour la nuit. Martin et moi dormons avec un col roulé, les enfants avec des polars. Mais hier soir, j'ai franchi une étape importante : la capine! Quelle belle idée et ça fait donc toute la différence. Ils l'avaient l'affaire nos ancêtres. Mais un instant, on n'a plus les capines qu'on avait : j'ai quand même sorti ma belle petite tuque Louis Garneau que je prenais l'hiver pour faire du jogging. Sauf qu'elle ne tient pas. Je l'ai perdue à plusieurs reprises. Il va falloir que je me trouve une vraie capine qui attache, pour finir l'hiver en beauté. Je ne devrais pas avoir trop de difficulté car dans les magasins de Brisbane, il y a autant de vêtements chauds (et parfois même plus) que si on était en plein coeur de l'hiver au Québec. J'ai vu une dame avec une paire de bottes chaudes comme je n'en ai jamais vues. Avec de la laine d'agneau qui dépasse. Il faut absolument que j'en rapporte au Québec.
Et que c'est donc pas drôle l'hiver ici...

vendredi 4 juillet 2008

Un bulletin et encore des vacances


Nous avons reçu les premiers bulletins écrits des enfants. Il y a deux bulletins par année scolaire : un à mi-chemin et un à la fin. Côté forme, ils sont plutôt intéressants. Il y a une colonne pour le résultat et une pour l'effort et ce, pour chaque matière ou sous-matière. Les professeurs ont aussi un espace - qu'ils utilisent - pour inscrire un commentaire par matière, en plus des commentaires pour le comportement et un commentaire d'ordre général. Cela doit exiger beaucoup de temps de la part des professeurs alors je comprends mieux qu'il n'y en ait que deux par année. Pour ce qui est des résultats des enfants, ils sont très satisfaisants. Ils ont de très bons résultats dans les matières où l'anglais n'est pas prédominant (maths, sciences) et des résultats dans la moyenne pour les matières comme l'anglais. Ils ont des A dans la colonne "effort" et ont un très bon comportement (meilleur qu'au Québec dans un cas très particulier...).


Nous sommes donc déjà rendus au milieu de l'année scolaire et c'est très encourageant. Les enfants ont encore parfois des cours particuliers avec le professeur ESL ("english as second langage") mais pour le reste, ce sont des élèves comme les autres. Nous apprécions beaucoup l'école Corinda. Comme la deuxième étape est finie, nos élèves ont droit à une autre relâche, de deux semaines cette fois. Et que je suis donc contente de ne pas avoir à coordonner du gardiennage...


Martin ne prenant pas de vacances, nous restons plutôt tranquilles. Nous sommes allés hier avec plusieurs enfants/parents de la classe de Charlotte dans un parc pour jouer et partager un "morning tea". Les activités parascolaires aussi font relâche, sauf le karaté de notre nouvellement "ceinture rouge" de la famille. Maxence a monté de niveau et on y va maintenant deux fois par semaine. Il aura aussi un camp de trois jours à la Gold Coast en août. Et que je suis donc contente de ne pas avoir à faire tout ça tout en travaillant...

dimanche 29 juin 2008

Alexandra Headland (1)

Chaque vendredi matin, Rachel et moi nous nous faisons beaucoup de plaisir avec notre gang du playgroup. De vendredi soir à dimanche après-midi, cette gang avait organisé une fin de semaine dans un camp sur le bord d'une des plages de la Sunshine Coast, à Alexandra Headland. C'est à un peu moins de deux heures de Brisbane. Les conjoints et les enfants y étaient, dont nos bons voisins Erin et Sean, et leurs trois enfants. En tout, nous étions une vingtaine de familles. Il y avait une cafétéria avec un chef français, qui nous préparait nos SIX repas par jour (déjeuner, morning tea, dîner, afternoon tea, souper, "supper" du soir). Chaque famille avait son dortoir privé et sa salle de bain, et le site était vraiment beau. Avec la quantité d'enfants et de parents qu'il y avait, personne ne s'est ennuyé : jeux à la plage, jeux de ballons, parties de soccer, de football ou de cricket, canot, marches sur la plage pour le coucher du soleil, soirée de chants avec guitares, etc. Nous avions l'impression d'être à un hôtel de Cuba (il n'y manquait que la musique cubaine et le bar à volonté) mais avec une gang qu'on connaît et qui est super l'fun.

Et comme d'habitude, il faisait beau. On est en plein hiver mais tout le monde s'est baigné dans la mer. Nous avons vraiment aimé notre week-end. Ça nous a fait oublier que nous manquions le party des Veilleux de samedi.





Photos :
(1) Plage Alexandra Headland;
(2) Lac près du camp;
(3) Rachel et son amie Eleonore, dans une "rockpool";
(4) Notre dortoir.

Alexandra Headland (2)





(1) Martin en vacances;
(2) On s'ensable;
(3) Partie de cricket sur le bord de la mer;
(4) On fait des châteaux de sable en gang.

Alexandra Headland (3)




(1) Rachel lors d'un jeu de ballons;
(2) Canot sur le petit lac près du camp;
(3) Anne-Marie à la plage.

mardi 24 juin 2008

La leçon de Ewi


Ewan, notre voisin, vient souvent à la maison jouer avec Rachel. Il entre sans dire un mot, sans même parfois nous jeter un regard, et va directement dans la chambre de Rachel ("Chel" qu'il l'appelle). Alors que je leur servais du melon, Ewan, du haut de ses deux ans, m'a dit : "'Chel first". Je n'étais pas certaine d'avoir compris, je l'ai fait répéter et il m'a dit "Girls first". Pour être bien certain que j'avais saisi le principe (je devais avoir l'air bien surprise de me faire dire ça par un gars qui a encore une couche aux fesses!), il m'a dit : "At home, mum's first". Il m'a fait un sourire lorsque j'ai servi Rachel d'abord. Quand je vous dis qu'ils sont british...

dimanche 22 juin 2008

Notre Saint-Jean-Baptiste


Nous avons toujours aimé la Saint-Jean-Baptiste. En plus du congé, elle marque le début de l'été et nous aimions beaucoup nous retrouver à la fêter avec nos bons voisins de la rue des Glaïeuls. Pour ne pas oublier nos racines et pour éviter des élans nostalgiques, nous avons décidé de nous trouver des Québécois et de la fêter quand même, en terre australienne. Samedi, nous avons invité 3 collègues de Hatch du Québec (qui sont ici depuis plus longtemps que nous) et leur famille afin de souper ensemble. Au diable la convalescence! Nous avons écouté du Québécois, mangé du pouding chômeur et parlé québécois. C'est tellement facile communiquer en français!


Le lendemain, nous avons poursuivi la fête mais cette fois avec nos voisins des deux côtés. Nous les avons invités pour l'"afternoon tea" (même si on conserve nos racines québécoises, il y a des morceaux de racines australiennes qui commencent à pousser!). En prenant une bière et en surveillant les onze enfants qu'il y avait sur notre terrain, nous avons tenté de leur expliquer certains éléments fort complexes de l'histoire du Québec : la Saint-Jean-Baptiste vs la fête du Canada, l'importance (ou non) du drapeau, la place du français, etc. Il doit y avoir autant de versions qu'il y a de Québécois!

dimanche 15 juin 2008

Le projet de Charlotte



Papi et Mamie sont de retour au Québec, toujours en vie. Pour le décalage, ils confirment ce que plusieurs nous avaient dit : c'est bien plus difficile au retour qu'à l'aller. Je viens de leur parler et même après une semaine, ils se réveillent toujours la nuit et n'ont pas vraiment d'appétit aux heures de repas. À Brisbane, ils s'étaient habitués à notre horaire après moins de deux jours.


Pour nous, la vie continue. Ma "convalescence" va bien. Le plus difficile, c'est de rester calme durant les six semaines prescrites par le médecin. Plus que quatre semaines...


Dans sa classe, Charlotte a travaillé beaucoup sur les animaux australiens durant le dernier semestre. Pour conclure, elle a réalisé un bricolage dont elle est très fière et m'a ordonné de le mettre sur notre blogue. Il s'agit d'une représentation du désert autralien et de certains animaux d'ici : un serpent (invisible sur la photo), un échidné (en vert avec des cure-dents), un émeu (en noir, derrière l'arbre) et un dingo (en brun et vert).

lundi 9 juin 2008

Mamie et Papi sont déjà repartis



À l'heure où j'écris ce message, Mamie et Papi sont dans l'avion entre Los Angeles et Montréal, avec un vol retardé de près de deux heures. La distance est déjà longue sans retard alors avec une longue escale rallongée, c'est encore plus loin. Entre le moment où nous avons quitté notre maison pour l'aéroport et celui où ils arriveront chez eux, il se sera écoulé plus de 30 heures.

Nous avons eu autant de peine à nous séparer d'eux que nous avons eu de joie à les voir arriver. Malgré le choix que nous avons fait de venir ici et toutes les richesses que nous apporte ce voyage, les séparations sont toujours difficiles. Sans nous en faire la promesse, Mamie et Papi parlent toutefois de revenir l'an prochain, ce qui nous console un peu pour le moment.

jeudi 5 juin 2008

Le Wesley Resort


Lundi, j'ai dû subir une petite intervention chirurgicale. Ce sont des choses qui arrivent à certaines mères de quatre enfants. Ce n'est pas un sujet très intéressant en soi mais j'avais trop envie de vous parler des soins hospitaliers que j'ai reçus pour le passer sous silence. L'émission des Bougons sur le sujet exagère à peine le luxe de l'hôpital privé, le Wesley Hospital, où je suis allée passer trois jours. Cela ressemblait plus à un hôtel de moyenne gamme qu'à un hôpital (tapis, tableaux et couleurs sur les murs, meubles en bois, draperies, arrangements floraux, etc.).


Même si je trouve que le personnel de santé au Québec offre de bons soins malgré les conditions parfois difficiles, je n'ai jamais été si bien traitée qu'ici. La semaine avant l'opération, une infirmière m'a reçue plus d'une heure juste pour répondre à mes questions et m'expliquer comment tout allait se dérouler. Elle ne semblait vraiment pas pressée ("are you sure you don't have other questions?" "ben non madame, ça fait trois fois que je vous dis que je n'ai pas d'autres questions") et aucun autre patient n'attendait après moi. Le matin de l'intervention, une dame m'accompagnait à travers l'hôpital pour m'éviter de chercher. C'était pourtant bien indiqué et pas si compliqué.


Juste avant de passer au "theater" (la salle d'opération), ils m'ont installée dans un lit avec des revues et ont remplacé trois fois mes couvertures par des couvertures chaudes. Il ne faisait même pas froid! Pour la bouffe, ils ajustent les portions en fonction de l'appétit. Le matin, un camelot venait me porter le journal. Et c'est fou ce que c'est agréable de se faire soigner par des infirmières pas pressées.


Avec Mamie et Papi qui me remplaçaient auprès des enfants, un bon livre, quelques Sudoku et ma télé privée (tout un luxe car notre télé du Québec est restée au Québec), j'ai presque honte de le dire mais je me suis sentie en vacances...


Mais si nous n'avions pas d'assurances internationales pour les soins de santé, j'aurais peut-être trouvé que c'était des "vacances" un peu chères. Avec tous les intervenants, qu'on doit payer séparément, la facture monte assez vite : plus de 2000$ de gynéco, environ 1000$ d'anasthésiste, les frais de labo pour les tests pré-opératoires (environ 200$), un minimum de 5500$ d'hôpital car il m'expédieront probablement une autre facture ajustée. Et peut-être que j'en oublie (combien va me charger cette physio qui est venue me voir une trentaine de minutes?). À bien y penser, ça ne doit pas coûter moins cher au Québec...