lundi 27 octobre 2008

Le transport des élèves


(Roadstar, mascotte du programme "Active school travel")

À Brisbane, il n'y a pratiquement pas d'autobus scolaires, encore moins dans les écoles publiques. Ce sont les parents qui conduisent leurs enfants à l'école. Il y a donc plusieurs problèmes de congestion et de sécurité autour des écoles. Et comme plusieurs mères s'occupent à temps plein de leur enfant et vont toutes les chercher à la cloche de l'après-midi, il y a vers 3h une belle heure de pointe.

Le conseil municipal de Brisbane a implanté un programme en 2004 qui produit des résultats assez encourageants. Il s'agit du "Active School Travel" et il a pour objectif de faire basculer les déplacements vers la marche, le vélo, le transport en commun ou le covoiturage. Certaines écoles ont maintenant plus de 90% de leurs élèves qui se déplacent par un de ces moyens (avec un 10% comme point de départ donc c'est beaucoup). Les écoles qui veulent participer (dont celle des enfants) reçoivent des sommes pour les aider à encourager les élèves et leurs parents à ne pas utiliser la voiture (ex. : des chasses aux trésors sur le parcours de l'école, une journée dans la semaine où les enfants récoltent un prix s'ils marchent, une collation à l'arrivée des enfants, etc.). Une mascotte fait le tour des écoles pour enseigner aux enfants la sécurité sur la route. Des cours de sécurité à vélo et de réparation de vélo sont donnés aux plus grands. Des parents bénévoles marchent avec des petits groupes d'enfants.

Hier, nous avons assisté à un gros party donné en l'honneur du programme. La gomme municipale, dont le maire, accueillait environ mille personnes à l'auditorium de la ville, un très beau bâtiment au centre-ville (le Brisbane City Hall). Plusieurs écoles présentaient un petit numéro donné par les élèves (dont Anne-Marie). Il y avait un band un peu rock avec une chanteuse qui jouait des airs connus mais avec des paroles adaptées aux circonstances. Il y avait un écran géant avec des images de planète bleue et de pollution automobile. C'était assez gros comme événement. Pour une fille qui travaillait dans le transport en commun, je trouvais ça assez inspirant. Et comme on marche ou prend notre vélo pour aller à l'école, ça a juste renforcé mon discours auprès des enfants.

lundi 20 octobre 2008

Un an plus tard, une princesse mauve...


En attendant l'autobus, avec Leigh et Erin


Autobus privé pour se rendre au centre-ville,
avec Megan en avant


Le BBC Old Collegians pipe band


Erin et Sean, nos bons voisins et amis

Samedi soir, nous avons été invités à un bal (concept plutôt populaire ici) écossais. Notre 4e voisin, Dave, fait partie d'un band écossais, composé de 9 joueurs de cornemuse et de 5 percussionnistes.

Sur l'invitation, il était indiqué comme exigence vestimentaire : "black tie or Highland regalia". Quelques jours avant, j'avais décidé quelle tenue je porterais ce soir-là. Quelque chose qui passe plutôt inaperçu. Plutôt chic mais pas trop quand même, la dernière fois où je me suis vraiment habillée chic remontant à mon bal de secondaire 5. Ça ne s'est pas passé de même. Une de mes amies du playgroup, Megan, s'est chargée de mon habillement. Elle m'a trouvé une robe mauve d'un tissu qui brille, avec quelques brillants sur le corsage. Elle est arrivée avec la robe en question un après-midi, est repartie avec pour me l'ajuster (quelques coutures per-ci per-là), et m'a indiqué ce que je devais me trouver comme soulier de princesse pour aller avec. Dans mon cercle d'amies, les filles s'échangent les robes, font les manucures des autres, trouvent ensemble les bijoux, s'échangent les chaussures. Cet exercice a quand même nécessité un certain effort d'adaptation de ma part mais en bout de ligne, ça n'a pas été désagréable.

J'ai donc passé plus que mon dix minutes habituel à m'"arranger" ce soir-là. Martin a porté le noeud papillon et le veston, faute du kilt. Environ la moitié des hommes à cette soirée, écossais ou pas, revêtaient le kilt. Après avoir été chercher Éliane, notre gardienne, nous avons traversé chez nos voisins pour attendre un mini-bus qu'on avait loué pour nous rendre au centre-ville, histoire de commencer la fête un peu plus tôt et de s'assurer que personne n'ait à conduire ce soir-là.

Notre soirée fut vraiment une belle soirée. Nous avons été initiés à des danses communautaires, des genres de set-carrés écossais. Des gens nous montraient les pas de danse et après environ le tiers de chaque danse, nous nous sommes surpris à réussir à danser et vraiment apprécier le fait de danser en groupe. Ça faisait longtemps que je n'avais pas eu autant de plaisir. Martin était pas mal bon et je dois avouer qu'il m'a surprise un peu...

Le band a fait environ quatre prestations dispersées tout au long de la soirée, et on ne peut pas faire autrement que d'être touchés par le son des cornemuses et des tambours. En plus de jouer, les joueurs se déplaçaient de façon coordonnée, s'entrecroisaient. C'était très beau de les voir, tous revêtus du même kilt. J'ai pensé beaucoup à Marie-Andrée et à la famille Leith qui a pu entendre dernièrement un joueur de cornemuse, dans des circonstances moins heureuses...

Dans le taxi, sur le chemin du retour, nous étions rendus le 19 octobre, date anniversaire de notre départ du Québec. Nous avons réalisé à quel point les Australiens sont accueillants, encore plus que ce qu'on avait entendu dire avant de partir. Ça fait vraiment toute la différence.

dimanche 12 octobre 2008

Le "Brisbane to the Gold Coast cycle challenge"



Hier matin, 5h30, Martin, en compagnie de 7 500 autres personnes, a fait une randonnée de vélo de Brisbane jusqu'à la Gold Coast, d'une centaine de kilomètres. Sur le parcours, certaines rues étaient fermées, ce qui rendait l'événement comme étant "une occasion à ne pas manquer". Ils ont été plutôt chanceux car la fin de semaine s'annonçait pluvieuse mais ils n'ont finalement pas reçu une goutte de pluie.



On entend dire qu'ici, le vélo a remplacé le golf auprès des sportifs du dimanche. À voir les vélos des cyclistes qui parcourent la ville, on comprend que c'est le volet "économique" du golf dont on parle ici... Il y en a du beau vélo à Brisbane. Mais bon vélo ou pas, ça prend quand même une cuisse pour le faire rouler et Martin a croisé plusieurs très bonnes cuisses hier, pas toujours si jeunes que ça. Bref, il a apprécié sa randonnée, qu'il a rallongée un peu pour venir nous rejoindre au Movie World, où nous l'attendions en faisant quelques manèges. Nous avons donc eu une très belle journée mais en fait de soirée, ce fut plutôt court.



Après avoir passé la première semaine de vacances dans le désert et la deuxième à la maison à parfois s'ennuyer (c'est voulu : on ralentit la cadence et on apprécie encore plus le retour à l'école), les enfants ont recommencé l'école pour le dernier semestre de l'année, qui finit au milieu décembre. Ce semestre n'en est pas un de tout repos : la natation a recommencé et plusieurs concerts attendent notre choriste (Charlotte) et notre joueuse de cor français (Anne-Marie). Sans compter toutes les activités festives des dernières semaines scolaires. Avec notre belle visite qui arrive le 8 décembre, le temps risque donc de continuer de filer à toute vitesse.

lundi 29 septembre 2008

Voyage dans le centre rouge (1) - Alice Springs et Curtin Springs


Approche du centre rouge en avion

Point de vue à Alice Springs

Halte routière

Paysage typique entre Alice Springs et Uluru

Émeu sauvage à Curtin Springs

Alice Springs, la grosse ville du désert

Le premier samedi de nos vacances, nous avons pris un vol intérieur jusqu’à Alice Springs. Alice Springs est qualifiée de « most famous outback town ». Elle compte 28 000 habitants dont le tiers environ sont aborigènes. Nous y avons passé environ deux jours et d’après ce que nous avons vu, les Aborigènes vivent très pauvrement. Juste en se promenant pour aller faire notre épicerie, nous avons vu trois batailles, en plein jour. Personne ne semblait y prêter attention, sauf les touristes. Les gens à qui nous avons parlé nous disent qu’il y a un gros problème d’alcoolisme parmi les Aborigènes. Je ne sais pas trop comment les autorités gèrent l’intégration Blancs / Aborigènes, mais à première vue, cela ne m’a pas semblé comme une grande réussite.

En arrivant à Alice Springs, il faisait un soleil de plomb et la chaleur était indescriptible. Nous sommes allés chercher notre caravane 6 lits, que nous avons dû aller changer le lendemain en raison d’un problème d’air climatisé. Avec cette chaleur, pas question de s’en passer. Côté température, nous avons été plutôt chanceux le reste de la semaine car il n’y a eu que trois jours de chaleur incroyable. Les autres jours étaient plus frais. Nous avons passé la première nuit dans un camping appelé « G’Day Mate ».

Jour 2, après avoir changé notre caravane (perte de temps un peu enrageante mais bon), nous avons parcouru les trois quarts de la route qui nous menait à Uluru. Il y a 461 kilomètres entre Alice Springs et Uluru. Quand on se trouve sur cette route, on se sent vraiment au milieu de nulle part, bien loin du ruisseau de la Bidoune! Sur un fond de sable rouge, il y a un peu de végétation mais c’est vraiment aride comme paysage. Il n’y a rien rien rien pendant des centaines de kilomètres, à part des kangourous (plusieurs morts, quelques vivants), des oiseaux de proies, des bœufs, quelques chameaux. Nous avons croisé des camions qui tiraient 4 grosses remorques plutôt qu’une. Nous sommes arrêtés dans les quelques haltes routières, composées d’une table à pique-nique avec un toit et d’un réservoir d’eau avec un robinet (non potable). Assez rustique. Plusieurs panneaux annonçaient des criques ou des rivières mais nous n’avons pas vu une seule goutte.

Curtin Springs, halte avant d’arriver à Uluru

Sur notre carte, nous avons vu un point : Curtin Springs. Nous pensions que c’était une petite ville. Finalement, c’était un poste d’essence, un petit resto, des toilettes et un espace pour camper. Un émeu sauvage se promenait entre les campements. Un cactus haut de trois étages décorait la place. Nous y avons passé notre deuxième nuit.

Voyage dans le centre rouge (2) - Uluru


Le Ranger - guide à Uluru

Uluru vue du stationnement

Uluru à 6h30 le matin

Une des grottes de Uluru

Promenade autour de Uluru


Jour 3, après avoir fait le plein à 2,28$ le litre, nous quittons Curtin Springs pour une petite heure de route jusqu’à Ayers Rock, la ville où se trouve Uluru.

Après avoir réservé notre camping à Ayers Rock Resort, nous arrivons enfin à Uluru, cet immense caillou rouge au centre du pays. Je me disais avant le voyage que c’était juste une grosse roche mais finalement, quand on s’y trouve, c’est plutôt impressionnant. Cette roche est tellement pleine d’histoire qu’elle nous fait pénétrer dans toute une atmosphère. On peut voir les rayures verticales, qui démontrent qu’elle a viré à 90 degrés il y plusieurs millions d’années. Nous avons fait une visite guidée de deux heures avec un Ranger qui aimait beaucoup son travail et qui y mettait beaucoup de passion. Nous en avons un peu appris sur le peuple Anangu. Le Ranger n’était pas toujours facile à suivre car il faisait des sauts entre des légendes et des récits historiques, avec beaucoup d’émotion. Son respect pour les tribus ayant habité Uluru était palpable. Les enfants ont trouvé qu’il y avait des petites longueurs mais Martin et moi étions captivés par son récit. Nous avons ensuite marché autour de Uluru, en respectant les consignes du peuple Anangu (demeurer dans les sentiers et ne pas prendre de photos des sites sacrés). Uluru et Kata Tjuta (les autres rochers que nous avons visités) ont été remis au peuple Anangu en 1985, avec un bail de 99 ans qui permet au gouvernement australien de les exploiter, sous plusieurs conditions. Les histoires qui sont racontées aux touristes sont seulement les histoires choisies par les Aborigènes car elles représentent autant que le rocher lui-même. Pour eux, il y a une notion de responsabilité vis-à-vis leur histoire. Les gens qui peuvent en savoir plus sont ceux qui démontrent un grand sens de responsabilité.

Jour 4, nous allons voir un lever de soleil sur Uluru. Pour une fois que j’y vois un avantage à se lever aussi tôt! À mesure que le soleil se lève, le rocher change de couleur. Il change d’ailleurs de couleur tout au long de la journée. Il y avait plusieurs touristes comme nous qui ont assisté à ce lever de soleil. C’était très beau à voir.

Voyage dans le centre rouge (3) - Kata Tjuta


Kata Tjuta au coucher du soleil

Départ pour notre randonnée à travers Kata Tjuta

Kata Tjuta

Pause entre deux gorges de Kata Tjuta

Fin de la randonnée sur un banc sculpté



Nous filons ensuite vers Kata Tjuta, aussi appelée les Olgas, d’autres formations rocheuses remplies d’histoires, à une cinquantaine de kilomètres d’Uluru. Les Aborigènes les appellent «plusieurs têtes» dans leur langage. Nous y avons fait une randonnée de 7,4 kilomètres, très accidentée, à travers des gorges. C’était tellement beau à voir que j’avais parfois de la difficulté à marcher sans m’accrocher dans les roches (j’avais toujours la tête en l’air). Les enfants ont été des champions.

Les trois derniers kilomètres, Rachel a parlé sans arrêt, en tenant la main de Martin. Les grands se sont éloignés un peu car ils n’étaient plus capables de l’entendre. Car Rachel ne dit pas les choses, elle explique les choses. Elle peut expliquer durant une quinzaine de minutes à son père qu’il y a des verres verts, que c’est le même mot mais que ça ne s’écrit pas de la même manière. Ou bien elle peut expliquer en détails que quand elle monte des côtes, elle a mal aux jambes mais quand elle descend, elle n’a pas aussi mal. Ça a l’air simple de même mais quand c’est expliqué par Rachel, on réalise la complexité de la chose. L’explication détaillée peut être très longue et il peut y avoir plusieurs répétitions, car elle veut bien s’assurer que son auditeur (sa victime) a tout compris. Charlotte n’en pouvait plus et ne comprenait pas pourquoi elle s’obstinait à expliquer des choses que « papa connaît déjà ».

Voyage dans le centre rouge (4) - Kings Canyon (parc national Watarrka)


Paysage grandiose (voir les gens de l'autre côté)

Dômes sur le Kings Canyon

Fin de la randonnée du Kings Canyon

Vue de notre caravane sur le Kings Canyon

Maxence qui se prépare à jouer du Didgeeridoo



Jour 5, après une « bonne » nuit de sommeil (à 6 dans une caravane…), nous partons vers Kings Canyon, plus de 300 kilomètres plus loin. Même si certaines petites personnes avaient moins le cœur à marcher que les deux jours précédents (les deux plus petites), nous avons fait la randonnée de 6 kilomètres à travers le Canyon. La randonnée commençait par une montée assez abrupte, à travers des escaliers naturels de roches, d’une dizaine d’étages environ. Avec mon vertige, je ne me suis pas retournée durant la montée! Le paysage était d’une splendeur incroyable. De tout ce que nous avons vu durant notre voyage, Kings Canyon était ce qu’il y avait de plus impressionnant. On se sentait vraiment petits. Les couleurs étaient magnifiques. Il faisait un peu chaud et nous n’avions pas assez apporté d’eau, ce qui n’a pas aidé à l’humeur de certaines personnes mais cette marche fut tout de même fantastique, en raison de la beauté du paysage. Martin a traîné sur ses épaules Rachel de grands bouts de temps.

Le soir, les personnes qui avaient si peu d’énergie pour marcher ont eu un petit regain quand nous sommes allés au petit resto du resort de la place, où deux animateurs se chargeaient d’animer la salle. C’était un couple un peu country, les « Roadies », et la dame était une vraie comique. Nous avons pu apprécier son humour anglais et nous nous sommes bidonnés toute la soirée. Elle a fait monter tous les enfants sur scène pour leur faire jouer des instruments improvisés et Maxence a hérité de l’instrument-vedette, un Didgeeridoo truqué avec une enregistreuse cachée à l’intérieur. Les parents des enfants ont dû ensuite aussi monter sur scène et Martin a livré une prestation impressionnante puisqu’il s’est attiré les applaudissements de la salle, qui était juge pour l’occasion. Il s’est mérité une pizza gratuite et les enfants étaient vraiment fiers de leur père (une fois de plus). Tout le monde a dansé, notamment sur la chanson de la « danse des canards », dont personne ne connaissait les paroles à part nous (mais tout le monde connaissait les gestes par exemple!). J’avais parfois l’impression de rêver.

Autre événement de la soirée, Martin était dans la salle de bain publique du camping quand il s’est retrouvé nez à nez avec un dingo. Heureusement, un employé nous avait dit auparavant que les dingos qui se trouvent sur le camping ne sont pas vraiment dangereux (car ces chiens sauvages représentent ici souvent un danger pour les humains).

Voyage dans le centre rouge (5) - West MacDonnell Ranges


Jumping pillows - Alice Springs

Dernière randonnée - West MacDonnell Ranges

Rachel et Anne-Marie

La bush coconut

Ellery Creek Big Hole

Jour 6, nous repartons vers Alice Springs, pour pouvoir faire la dernière visite de notre voyage, les West MacDonnell Ranges (encore d’autres splendeurs naturelles de roches). Nous nous tapons les quelque 470 kilomètres qui nous séparent d’Alice Springs. Nous décidons de ne rien visiter et de prendre le reste de la journée tranquille, dans un magnifique camping 4 étoiles d’Alice Springs (Mac Donnell Ranges Holiday Park). Il y avait plusieurs activités à faire pour les enfants, dont des « jumping pillows », des espèces de coussins géants plantés dans un carré de sable. Gros succès.

Jour 7, sous une chaleur torride, nous parcourons une centaine de kilomètres pour nous rendre à un des « sous-parcs » des West MacDonnell Ranges, Ellery Creek Big Hole. Il s’agit d’un immense trou d’eau situé dans une des gorges de cette chaîne de rochers naturels. Nous réussissons à traîner les enfants pour une dernière petite randonnée d’environ trois kilomètres, avant de se baigner dans l’eau glacée du trou d’eau. Au cours de la randonnée, Martin a finalement réussi à mettre la main sur une « bush coconut », une espèce de noix de coco dont il avait entendu parler dans un reportage et dont il rêvait depuis notre arrivée dans le centre rouge. Grosse déception toutefois en l’ouvrant : elle était rempli de bibittes au lieu de lait de coco, et les parties qui étaient encore mangeables n’étaient pas si bonnes que ça…

Après cette dernière visite, nous sommes allés dans un petit hôtel porter nos baggages, en vue de notre dernière nuit dans le désert australien. Martin est allé porter la caravane (le compteur affichait 1650 kilomètres de plus) et s’est tapé une petite séance de jogging au retour, sous le gros soleil. Il avait chaud mais la chaleur était tellement sèche qu’il séchait à mesure. Drôle de sensation.

Jour 8, après une petite marche dans la ville d’Alice Springs, nous prenons un mini-bus jusqu’à l’aéroport, afin de reprendre l’avion vers Brisbane. Nous sommes très heureux de notre voyage, peu reposant (à 6 dans une caravane…) mais nous avons maintenant en mémoire des empreintes de paysages incroyables. Nous ne pouvions pas vivre quelques années en Australie sans faire ce voyage.

dimanche 14 septembre 2008

Le poux est un animal international!


Nous ne nous sommes pas sauvés des poux en faisant notre voyage. Et contrairement à la coquerelle du Queensland, très différente de la coquerelle du Québec par sa grosseur surprenante, le poux australien est le jumeau anglophone du poux québécois. Je peux vous l'affirmer sans aucun doute. Ce qui est différent par contre est le confort qu'il trouve dans mes petites têtes à poux. Étant donné qu'il fait plus chaud ici et que les enfants portent toujours des chapeaux anti-soleil, leur tête est le 5 étoiles du poux. Les petits Australiens trouvent ça bien drôle quand je leur dis qu'en français, on ne dit pas "headlice" mais "poux". Ça leur fait penser à autre chose...

Nous partons pour Uluru et Kings Canyon dans cinq jours. Notre avion décolle samedi matin. Nous y serons pour une semaine. Nous aurons sûrement quelques photos à mettre sur notre site à notre retour...

mardi 9 septembre 2008

L'émission "Hole in the wall"

Si vous avez envie de rire un peu, vous pouvez aller voir les liens ci-dessous, où on peut voir des extraits de l'émission "Hole in the wall". Elle passe ici en Australie (premier lien), avec des côtes d'écoute qui dépassent le million de téléspectateurs. C'est un concept importé du Japon (voir le deuxième lien). Des concurrents habillés en patate au four doivent passer à travers un mur avec différentes formes. Charlotte rit tellement quand elle la regarde qu'elle s'étouffe.

http://channelnine.ninemsn.com.au/tvshow.aspx?sectionid=8687&sectionname=holeinthewall

http://www.youtube.com/watch?v=t-zxi_Y4Xu8

dimanche 7 septembre 2008

Notre marathon des fêtes est terminé




Anne-Marie a eu son party "sleepover" samedi soir, avec quatre de ses amies. Elles se sont bien amusées et miracle, elles ont pu dormir quelques heures. Ce n'est pas que j'en sois si peinée mais notre marathon annuel des fêtes des filles est donc terminé, jusqu'à l'an prochain. Elles ont aussi eu le plaisir d'ouvrir les précieux colis qu'elles ont reçus par la poste et vous n'avez pas idée de l'effet que peut créer un colis avec un timbre du Canada dessus.

Parlant de marathon, il y a à Brisbane un événement, qui a eu lieu dimanche (jour de fête des pères ici), appelé "Bridge to Brisbane". Il s'agit d'une course populaire et j'ai su ce matin qu'il y avait 35 000 personnes qui avaient participé. 35 000! Il parait que les Australiens sont maintenant les plus gros au monde (ils auraient devancé les États-Unis) mais personnellement, quand je vois les gens d'ici, j'ai du mal à le croire. Martin pédale jusqu'au centre-ville pour aller travailler et il est loin d'être seul sur les pistes. Il y a des endroits au centre-ville où les gens paient pour ranger leur vélo (dans des "bike cages"), louer une serviette et prendre leur douche. Quand je fais du jogging le matin, je rencontre au moins une dizaine d'autres joggers et 4-5 pelotons d'une vingtaine de cyclistes (avant 6h le matin, me semble que c'est plus tranquille que ça à Saint-Hubert, même l'été). Et je ne parle pas des piscines, qui grouillent de nageurs dès 5h le matin.

Cette semaine, nous avons des rencontres avec les professeurs. À chaque année, il y a deux rencontres parents-professeurs pour toutes les écoles de la province, ainsi que deux bulletins (il y a moins de bulletins qu'au Québec mais ils sont beaucoup plus détaillés). Rachel a aussi sa première d'une série de trois rencontres avec les professeurs de maternelle, avant son entrée officielle en janvier. Plus prête que ça tu meures.

dimanche 31 août 2008

Gros week-end pour les enfants






Les enfants n'ont pas pris beaucoup de temps à s'endormir dimanche soir. Vendredi soir, après avoir chanté bonne fête à Charlotte, je suis allée reconduire Maxence à la Gold Coast, pour un camp de karaté dans un endroit de rêve sur le bord de la mer. Nous sommes retournés le chercher dimanche matin. C'était la première fois qu'il était seul pour quelques jours. Ses soeurs lui ont fait des adieux comme s'ils partaient pour toujours... Il s'est fait bien du plaisir tout en prenant un petit coup de vieux.

Charlotte a eu son party de fête samedi soir. Elle avait invité ses deux meilleures amies, Josephine et Angelique. Maxence était content de se sauver d'une autre fête de filles. Martin leur a fait une disco dans le salon, elles se sont tapées le long film de princesse que grand-maman nous avait envoyé, puis elles ont chuchoté et ri jusqu'à ce que maman décide qu'il était temps de dormir. Martin est allé les voir vers 2h du matin car elles s'étaient réveillées, avaient décidé de rallumer la lumière et de continuer leur party. Elles ont ensuite fait la grasse matinée jusqu'à 6h15.

Après être allés chercher Maxence, nous sommes allés achever les enfants en allant faire un tour à Movie World. Nous avons toujours un certain sentiment de devoir accompli quand ils sont plus fatigués que nous à la fin d'une journée.
Cette semaine, il nous reste la fête d'Anne-Marie à célébrer. Nous essayons aussi de planifier le voyage que nous ferons durant les vacances de Noël, avec Denis, Nathalie, Naomi, Colette et Claude. Ils arriveront le 8 décembre et repartiront le 31 décembre. Nous irons probablement voir avec eux la Grande Barrière de Corail puis Sydney. Pour ce qui est du du travail de Martin, il est dans une période d' "entre deux projets". Le projet sur lequel il travaillait depuis notre arrivée a fait les manchettes dernièrement. Voici les deux liens pour les lire :

Photos :
1) Josephine, Angelique, Charlotte et Anne-Marie;
2) Maxence est le deuxième à partir de la gauche;
3) Site du camp, propriété de la Couronne provinciale. La mer se trouve juste derrière les bâtisses;
4) 5) Quelques câlins pendant que maman était allée seule faire le manège Escape de Superman, qui va à 4,3 G...

lundi 25 août 2008

Fin de l'hiver, fin de la saison de soccer




Charlotte a joué son dernier match de soccer samedi. Sa petite équipe a tenu le coup jusqu'à la fin de la saison, avec l'aide parfois de joueurs des équipes adverses pour éviter les trop grandes différences de pointage... On ne joue au soccer ici qu'en hiver et il est vraiment fini, après seulement quelques semaines de nuits froides. Il fait maintenant une dizaine de degrés la nuit alors c'est déjà mieux dans la maison. Les journées sont un peu plus chaudes et les lézards sont revenus. Quand j'écoute les gens parler de la température, si je me ferme les yeux, je pourrais croire que je suis au Québec. Et que l'hiver a été difficile cette année (plus froid que d'habitude semble-t-il). Et que nous avons été malades cet hiver. Et que nous avons hâte que ça finisse.





J'imagine qu'avec le temps, nous trouverions aussi que l'hiver est froid. Il est vrai que nous nous habituons tranquillement pas vite aux moeurs des gens d'ici mais pas encore à la beauté de la végétation. Je joins une photo de Charlotte et de Rachel à côté de la "petite" haie d'un de mes voisins. Sur le terrain de ce voisin, il y a aussi un gros bosquet d'oiseaux du paradis, un citronnier, quelques palmiers, et plusieurs autres espèces végétales que je ne connais pas. Et ça semble pousser tout seul car il a l'air de passer moins de temps à entretenir tout ça que j'en passais à arracher mes mauvaises herbes dans ce que j'appelais ma plate-bande, sur la rue des Glaïeuls. Et c'était à peu près ma priorité no 200...

lundi 18 août 2008

Le 5e anniversaire de Rachel


Le bébé de la famille a eu 5 ans cette semaine. Pour célébrer sa fête, Rachel a demandé un "sleepover" et elle a invité son amie Nina. Charlotte et Anne-Marie ont aussi demandé un sleepover pour leur anniversaire, les 29 août et 1er septembre. Charlotte invitera 2 amies, Anne-Marie en invitera 4. Anne-Marie m'a demandé, avec un petit sourire en coin, combien d'amies j'inviterais à ma prochaine fête...

La journée de sa fête, si je parlais à quelqu'un à l'école ou ailleurs, Rachel me demandait en chuchotant ou avec un coup de coude de dire que c'était sa fête. Le soir, les deux boîtes en provenance du Québec, qui traînaient bien à la vue sur le vaisselier depuis quelques jours, ont enfin pu être ouvertes et leur contenu a eu l'effet voulu. Rachel, Anne-Marie et moi avions préparé un gâteau trois étages chocolat, fraises, crème fouettée et sirop d'érable, et nous avons demandé à Ewan et sa famille de venir nous aider à le manger.

Quand trois fêtes se succèdent comme ça, j'aime bien la formule du sleepover... Les fêtées sont contentes et de mon côté, c'est à peu près ce qui demande le moins de préparation. C'est la première fois que leurs fêtes ne coïncident pas avec une rentrée scolaire, ce que je ne déteste pas non plus... Parlant de rentrée scolaire et comme j'ai une pensée pour mes amies du Québec qui magasinent, c'est l'école ici qui s'occupe de faire les sacs d'école pour chaque enfant en début d'année scolaire. Les parents n'ont qu'à cocher les items et à faire le chèque. C'est vraiment merveilleux! J'ai su que c'était des parents bénévoles qui préparaient les sacs. Je suis prête à faire du bénévolat pour l'école mais je ne penserais pas donner mon nom pour ça!

Nous ("nous" étant surtout Martin) avons fait des démarches cette semaine pour un voyage que nous ferons lors des prochaines vacances scolaires, prévues pour fin septembre. L'Australie étant un grand pays, si nous voulons voir autre chose que Brisbane et les environs, nous devons prendre l'avion, à moins de vouloir nous taper au moins une vingtaine d'heures de voiture, ce que je n'ose pas vraiment imaginer avec les enfants. Notre destination est en plein centre de l'Australie, au beau milieu du désert : le mont Uluru et le Kings Canyon.

dimanche 10 août 2008

Exposition de la collection de Picasso






Dimanche, nous sommes allés à la Gallery of modern art de Brisbane. Jusqu'à septembre, il y a une superbe exposition de Picasso et de sa collection d'oeuvres. En plus d'oeuvres de Picasso, on peut y voir une quarantaine d'oeuvres d'autres artistes comme Cézanne, Modigliani, Matisse, Renoir, Rousseau, Miro, etc. Nous y avons emmené les enfants, qui ont davantage apprécié le fish and chip qu'ils ont pu manger après l'exposition mais bon, on s'y attendait... Encore une fois, c'était une journée magnifique et le musée, dont l'architecture est très moderne, est situé sur le bord de la rivière, en plein coeur de SouthBank, une partie de la ville où il fait bon vivre et qui est très fréquentée par les touristes. Erin, Sean et leurs enfants nous ont accompagnés.

jeudi 7 août 2008

Fête du playgroup et Ambiwerra festival






Durant les deux derniers week-ends, nous sommes allés à deux fêtes. La première (deux premières photos) était un party pour les enfants du playgroup, dans un des beaux parcs près de chez nous (l'Arboretum). Quelques parents avaient organisé des jeux pour les enfants et plusieurs ont apporté l'"afternoon tea". Les enfants ont eu beaucoup de plaisir et de notre côté, ça nous a permis de jaser avec les autres parents. Nous y avons rencontré entre autres une fille de Toronto qui parle français, dont le chum est français (de France) et qui est ici depuis cinq ans.


L'autre fête était l'Ambiwerra festival (trois dernières photos). La plupart des écoles primaires de Brisbane organisent, une fois par année, une fête (qu'ils appellent souvent "fête" ou "fete") dans le but d'amasser des fonds pour l'école. Pour les écoles primaires, les parents préparent des objets ou de la bouffe à vendre, et ceux qui veulent participer à la fête doivent payer pour y aller. L'Ambiwerra festival est l'équivalent des fêtes des écoles primaires mais en plus luxueux, et pour un des collèges privés des environs (le St-Aidans). Ça se passait juste à côté de chez nous, sur un des terrains de sport du collège. On devait payer 55$ par adulte pour entrer sur le site et si on voulait manger, on pouvait acheter des mets raffinés préparés par plusieurs restos de Brisbane. Il y avait des manèges mais à 7$ le tour par enfant, on a décidé de les rationner à deux tours chacun. Quelques artistes faisaient partie de la fête, et j'ai eu le plaisir de danser avec Anne-Marie en écoutant une chanteuse connue d'ici, Kate Ceberano. Vendredi soir, il y avait un opéra en plein-air qu'on pouvait entendre de la maison. Les gens étaient chics comme s'ils allaient à un mariage. Nous avons passé du bon temps mais disons qu'il y a des après-midi agréables qui coûtent plus chers que d'autres...