Voici un extrait de la « newsletter » de cette semaine, un feuillet remis à tous les parents de l’école Corinda. Au cas où vous n’auriez pas fait le rapprochement, « Mrs Lafond », c’est moi.Martin tient à ce qu’on garde ce document! La plupart des filles de mon âge ici étant mariées et portant fièrement le nom de leur mari, j’ai un peu modifié mon identité le temps de notre séjour à Brisbane. Durant nos premiers mois ici, je reprenais les gens et leur expliquais que nous n’étions pas mariés, que ce n’était pas plus grave que ça pour des Québécois, que même mariée j’aurais conservé mon nom, et blablabla.Un peu lasse de toujours avoir cette sensation que je me « justifiais » (les gens semblaient très étonnés de la chose) et après m’être rendue compte que « Veilleux » était à peu près le pire mot à prononcer pour des anglophones, j’ai baissé les bras et accepté temporairement ma nouvelle identité.Mais ça achève!
Nous espérons avoir beaucoup de monde à notre « farewell party ».Même si nous n’avions pas eu l’annonce dans la newsletter, Anne-Marie s’était déjà chargée d’inviter la moitié de l’école!
Les billets d'avion sont achetés : nous quittons Brisbane le 14 novembre (Nelson, j'aurai pas le temps de t'appeler alors bonne fête d'avance!). Pour mes 40 ans, nous ferons un voyage de 40 jours avant d'atterrir à Montréal, le 23 décembre (c'est juste un heureux hasard le 40 - peut-être pour aider à la digestion de la chose). Nous passerons une dizaine de jours dans la portion sud de l'Australie (Adélaïde, île Kangaroo, Great Ocean Road, Melbourne). Ensuite nous irons en Nouvelle-Zélande : nous visiterons l'île du nord environ une semaine, l'île du sud environ deux semaines. Puis, au grand bonheur des enfants et question de couper le gros vol au-dessus du Pacifique en deux, nous passerons une semaine à Hawaii. C'est après ça que nous aurons, après deux ans de climat sub-tropical, notre choc thermique qui nous fera probablement faire une crise cardiaque...
Les enfants finiront leur année scolaire 3 semaines avant leurs camarades de classe. En finissant plus tôt, ils se trouveront à avoir un peu d'avance leurs grandes vacances car ils recommenceront l'école au début janvier (contrairement aux Australiens, qui ne recommencent qu'à la fin de janvier).
Nous n'avons pas une minute pour nous ennuyer durant les trois prochaines semaines. Entre les recherches d'hôtels, les ventes d'électroménagers et d'auto, la paperasse reliée au retour, la coordination du déménagement et tout le reste, nous essayons quand même de trouver du temps pour saluer nos amis australiens et profiter du beau temps. Martin est parti faire du surf ce matin, à Noosa. En espérant qu'il ne se fera pas ramasser trop sérieusement par une vague...
Par couples : Alastair et Anna, Manfred et Leigh, Sean et Erin, Frank et Megan, Martin et moi, Paul et Cybele
Samedi, tout comme l'an dernier, nous sommes allés au bal écossais organisé par Dave, notre 4e voisin, joueur de cornemuse dans un groupe d'une vingtaine de gars. Nous étions avec nos voisins Erin et Sean (plutôt anciens voisins car ils viennent de déménager), ainsi que toute la gang du playgroup (que je ne fréquente plus officiellement, Rachel étant maintenant à l'école). Notre ami Frank avait nolisé un petit autobus pour ramasser chaque membre de notre gang et nous mener au centre-ville. Nous aimons beaucoup la formule de l'autobus car ça fait commencer le party plus tôt! Plusieurs hommes revêtaient le quilt ou tout costume traditionnnel (comme Manfred, un Allemand du sud). Nous avons passé une très belle soirée. Martin s'est fait invité par certaines de nos amies pour danser les "bushdance", les fameux sets carrés australiens (je vois un physio pour un mal de dos alors pas de bushdance pour moi). Le groupe de cornemuses était encore tout aussi impressionnant que l'an dernier.
Nous partons dans moins d'un mois et commençons à vivre nos "dernières fois". Ça nous attriste un peu. Toutefois, nous n'avons pas vraiment le temps de nous épancher sur nos élans de tristesse avec tout ce que nous avons à faire pour préparer notre retour. Tout est sous contrôle mais c'est pas mal de troubles!
Elle ne le réalise pas vraiment encore mais ses jours parmi nous sont comptés (voir le lien ci-joint, à copier dans votre programme d'accès à internet). Martin est très triste.
Nos bons amis Patrick, Claudia et leur fils Raphaël sont venus passer une semaine à Brisbane, après avoir visité d'autres régions de l'Australie (Sydney, le centre rouge et Cairns). Comme ils demeurent à Fredericton depuis près d'une dizaine d'années, nous ne les voyons pas très souvent mais c'est un grand bonheur à chaque fois, peut-être même davantage quand on est complètement à l'autre bout du monde. Après quelques jours, Maxence considérait Raphaël comme son "frère que j'ai jamais eu" (dixit Maxence). Il n'y a que la longueur infinie du voyage de retour qui leur pesait un peu lorsqu'ils ont quitté la maison ce matin...
Parc national de Cooloola, en chemin vers l'Île Fraser
Lac Wabby, où nous nous sommes baignés
Île Fraser, vue d'une des pointes de l'île
Créature trouvée dans une des "piscines à champagne", des petits étangs créés en hauteur dans les rochers et alimentés par les vagues
Dingo sauvage, espèce dangereuse et protégée
Tronc d'arbre mort près de notre campement
Ruisseau Eli, où les enfants se laissaient glisser vers la mer en marée descendante
Charlotte, Lac McKenzie
Sable blanc du lac McKenzie
Route à faire en 4x4 uniquement
Comme nous sentons notre départ de l'Australie approcher, nous tentons de voir tout ce qui est intéressant dans les environs. Les enfants ont deux semaines de vacances et nous en avons profité pour aller camper à l'Île Fraser, à environ 4 heures de Brisbane. Cette île est magnifique. Elle est l'attraction touristique la plus importante autour de Brisbane. Elle a plusieurs particularités qui font d'elle un endroit paradisiaque : lacs perchés de sable blanc (lacs au dessus du niveau de la mer), forêt tropicale très variée, ruisseaux d'eau cristalline, piscines de rochers près des vagues, dunes de sable coloré. On ne peut y aller qu'en 4x4 et Martin a beaucoup apprécié les sentiers de l'île, pas toujours faciles. Nous devions nous coordonner avec les marées car certaines portions des plages sont infranchissables en marée haute. Nous avons campé dans un camping entouré d'une clôture électrifiée pour protéger les enfants des dingos sauvages, très présents sur l'île. C'est très nature comme endroit et nous avons pu constater qu'il n'y avait pas que des dingos comme animaux dans les environs : pythons, gros lézards, tortues géantes, baleines, dauphins, oiseaux de toutes sortes. Les paysages de Fraser sont époustouflants. Je crois que même ceux qui n'aiment pas le camping auraient aimé camper à l'Île Fraser. C'est inoubliable comme endroit.
Fête d'Anne-Marie : Rachel au centre devant, 2e rangée Morgan,Nelson, Georgia, Emily, Josh, Charlotte 3e rangée Anne-Marie, Jessica et Maxence
Petit ruisseau près de l'école
Nous avons eu plusieurs fêtes à célébrer ces dernières semaines. Les trois filles voulaient évidemment chacune leur party et des "cup cakes" pour toute leur classe, comme le font tous les enfants ici à leur anniversaire (Martin dit que la tradition se poursuit même au travail, dans certains cas). Nous avons donc passé nos trois dernières semaines à souligner ces anniversaires.
Dimanche, nous sommes allés nous promener à South Bank (lieu de l'expo) et au jardin botanique, où on célébrait le 150e anniversaire de Brisbane (quelle jeunesse quand même). Il y avait plusieurs kiosques de musiciens, des petits restos et marchands, ainsi que des amuseurs publics. Les enfants ont particulièrement apprécié un spectacle mettant en vedette un chien bien dressé, qui faisait des tours. Martin et les trois grands se sont rendus au bateau City Cat en vélo, près de l'université du Queensland. Cela représente une dizaine de kilomètres et la dernière portion est pleine de côtes. Charlotte était très fière d'avoir réalisé cet exploit.
Fête de l'école : une voiture de police disponible pour les enfants
Petit concert à la fête
Serveuse du kiosque des boissons et jus...
Au début du mois, nous avons participé à la "School fête" de notre école - c'est vraiment comme ça qu'on l'appelle, souvent en oubliant l'accent circonflexe. La plupart des écoles primaires ont une fête aux deux ans, en hiver. Deux buts sont visés : amasser des fonds pour l'école et faire un événement rassembleur au point de vue communautaire. Pour ce qui est du communautaire, on peut dire que les gens d'ici ont une coche sur nous. Il est impressionnant de voir la quantité d'efforts et d'énergie déployés pour l'organisation de cette fête. Il faut dire que la plupart des mamans ne travaillant pas (ou à temps très partiel), ça donne un peu plus de temps pour ce genre d'activités. Mais quand même.
Des manèges ont été installés sur le terrain de l'école et différents kiosques étaient tenus par des parents bénévoles. Même si c'était un samedi, tout le personnel de l'école et les professeurs y étaient, à donner de leur temps. En tant que parents, on devait fournir à l'école divers items (jus, ingrédients, gâteaux-maison, etc.). Au kiosque de gâteau, il n'y avait pas moins de 200 gâteaux à vendre, fournis par les familles. En plus de fournir des gâteaux, j'ai travaillé toute la journée au kiosque des jus et boissons gazeuses. J'ai vendu personnellement des centaines de "spiders", une boisson gazeuse traditionnelle servie sur une boule de crème glacée (70 litres de crème glacée à une boule par "spider", ça en fait pas mal!). Ça m'a rappelé le temps où je travaillais au McDo. Les enfants ont bien apprécié leur journée.
Jour 10. La Baie de Halong s’étend sur 1.500 km². Avec ses quelques deux milliers de pics rocheux émergeant d’une eau verte émeraude (le Golfe du Tonkin), la Baie de Halong est considérée comme l’un des miracles naturels du Vietnam. Les pics rocheux abritent de nombreuses grottes. La Baie de Halong est inscrite sur la liste du Patrimoine Mondial de l’Humanité de l’Unesco. Plusieurs légendes habitent la baie, dont une qui prétend qu’un dragon descendu de la montagne aurait taillé la montagne de ses coups de queue, de manière à former les rochers. Nous avons bouqué une expédition de près de trois jours et deux nuits pour découvrir cette baie et ses environs. La beauté du paysage est époustouflante.
Nous partons le matin et nous rendons sur la jonque, un bateau sur lequel nous dormirons une nuit et qui peut accueillir une quinzaine d’invités. Comme depuis le début du voyage, nous ne croisons pas vraiment de touristes qui voyagent en famille ; ce sont plutôt de jeunes « backpackers » qui se trouvent sur notre route. Nous sommes chanceux car ceux qui sont sur le bateau en même temps que nous sont très sympathiques et très gentils avec les enfants (qui se sont fait un plaisir de socialiser avec eux, ainsi qu’avec nos deux guides, Choum et Fhuc). Deux viennent de Miami, un de la Californie, deux de Hollande, deux d’Angleterre et deux d’Allemagne. Durant le voyage, Rachel a séduit un des Hollandais (Marteen) au point de le transformer en serviteur. Elle lui donnait constamment des ordres et il faisait tout ce qu’elle lui demandait.
Premier après-midi, après avoir navigué à travers les rochers et quelques villages flottants, nous allons visiter une grotte, grimper un des rochers et faire un tour de kayak. La navigation en kayak de notre équipage no 3, composé de Maxence et d’Anne-Marie, ne s’est pas faite sans certains grincements de dents, surtout quand Maxence a accidentellement frappé la tête d’Anne-Marie avec sa pagaie… Juste un peu avant le coucher du soleil, nous retournons sur la jonque pour enfiler nos maillots et nous baigner dans la baie. Maxence, Charlotte et Martin ont sauté à l’eau du 3e étage du bateau. Charlotte avait de très grands yeux quand elle a refait surface (elle avait peut-être sous-évalué la hauteur).Notre guide Phuc avait organisé un petit bar flottant près du bateau et c’est Rachel qui servait les invités. L’eau était bonne, le paysage superbe et le soleil se couchait. C’était difficile de ne pas aimer ça finalement! Alors que nous mangions notre souper de rois à bord du bateau, la pleine lune s’est levée.
À bord du bateau, nous avions trois chambres car elles étaient vraiment très petites. Quand je suis allée coller Charlotte dans son lit avant qu’elle dorme, j’ai pu comprendre pourquoi il y avait un beau petit chat à bord du bateau… Malgré mon aversion pour les rats, j’ai fait semblant de rien pour ne pas apeurer les enfants mais j’ai bien averti Martin, qui couchait avec Anne-Marie dans la chambre voisine de Rachel, de ramasser cette dernière au plus vite si elle tombait du lit (c’est ce qui est arrivé et il n’a pas traîné). Je n’ai pas vraiment dormi sur mes deux oreilles cette nuit-là, Martin non plus.
Jour 11. Lendemain matin, nous prenons un petit bateau pour nous rendre au parc national de Cat Ba. Ce parc se situe sur l’île du même nom, située au cœur de la baie de Halong . Notre guide nous propose deux activités : du vélo sur des routes sur lesquelles passent des autobus (conduites à la vietnamienne !) et une randonnée en forêt tropicale. Décision assez facile à prendre. La randonnée s’est avérée pas mal plus difficile que prévue : nous avons grimpé à travers la forêt tropicale durant deux heures, les sentiers étant assez accidentés et à pic pour que nous ayons besoin de nos mains, surtout vers le sommet. Ça a été super, surtout que les enfants ont, en compagnie de leurs nouveaux amis « backpackers », fait ça comme des grands, sans se plaindre. Le paysage rendu en haut en valait le coup. La descente était aussi difficile que la montée mais encore là, nos randonneurs ont été de vrais champions.
Nous avons ensuite pris un autre bateau qui nous a menés à l’Île Monkey, sur laquelle nous avons couché une nuit. L’Île Monkey est une toute petite île (probablement moins d’un kilomètre carré) avec une salle à manger, quelques huttes (pour une vingtaine de personnes), une petite plage et des singes sauvages. Nous nous sommes baignés tout l’après-midi, en relaxant et en jasant avec les autres invités, les mêmes que sur le bateau avec quelques autres en plus, dont une charmante famille composée d’une Vietnamienne et d’un Français, ainsi que leurs trois enfants. Ils parlaient français et ce fut très agréable de pouvoir parler avec eux. Martin a fait faire des petites randonnées de kayak à chacun des enfants (il a même coulé avec Anne-Marie, son kayak s’étant rempli d’eau - une autre bonne occasion pour Anne-Marie d’apprendre à respirer par le nez).
Nos petites huttes étaient bien mignonnes mais encore là, ce ne fut pas la nuit la plus reposante que nous ayons eue. Il y avait des modules d’air climatisé dans chaque hutte mais aucun ne fonctionnait. Il faisait très très chaud, surtout sous les filets que nous devions déployer autour de nos lits, les huttes n’étant pas très étanches. Et on avait « oublié » de changer nos draps… On n’en meurt pas mais...
Jour 12. Lendemain matin, à l’aube, Martin croise un serpent peu sympathique (qui lui a fait comprendre de ne pas approcher plus près) en allant faire une petite promenade derrière la hutte. Après le déjeuner, nous repartons ensuite en direction d’Hanoi, après nous être encore un peu baignés dans la baie. Nous arrivons en fin d’après-midi et nous préparons à notre dernière activité vietnamienne : assister à un spectacle de marionnettes sur l’eau. Il s’agit d’un art vieux de plusieurs siècles, créé par les paysans lorsque les champs de riz étaient inondés, et l'on retrouve le monde paysan à travers les différents sketchs (chasse aux grenouilles et du renard, fête de la récolte, courses de chevaux ou de pirogue, visite du roi, etc.). Les marionnettes sont maniées avec une grande virtuosité. Tout au long du spectacle, nous avons droit à un petit concert avec instruments traditionnels et chanteuses, qui vont rythmer les sketchs.
Si vous avez eu la patience de lire notre périple vietnamien jusqu’au bout, vous aurez sans doute compris que ce récit de voyage un peu long n’avait pas seulement pour but de partager nos expériences avec vous. Martin ayant trouvé le moyen de conserver notre blogue en mémoire, nous voulions faire un album-souvenir de ce voyage qui nous a beaucoup marqués.
Jour 4, nous quittons notre hôtel (un 3 étoiles plus que potable) pour prendre l’avion jusqu’à Danang, au centre du pays.Nous nous rendons jusqu’à Hoi An, à l’hôtel Greenfield, où nous prenons le temps de relaxer à la piscine, au grand bonheur des enfants.Nous devions y dormir 3 nuits mais changerons le lendemain.On s’y sentait comme dans un vieux couvent mal aéré et à environ 37 degrés C, on avait besoin d’un peu plus de confort.Notre seule activité intéressante de la journée fut de se rendre au resto à pieds, dans le vieux quartier de Hoi An.
Jour 5.Nous errons dans la vieille ville de Hoi An, après avoir trouvé notre nouvel hôtel.Le charme de Hoi An réside dans le fait qu’elle a été épargnée par les guerres successives et qu’on peut plus facilement y marcher que dans les autres villes (certaines rues sont pédestres).Les bâtiments sont vieux et occupés par de multiples marchands, surtout des tailleurs.Chaque année, la ville est inondée et plusieurs personnes sont obligées de vivre temporairement sur leur bateau.On peut goûter l’influence française à Hoi An entre autres…dans les baguettes de pain (les meilleures que nous ayons mangées depuis notre départ du Québec).
Nous magasinons un peu dans le très vieux marché, protégé du soleil par des toiles rapiécées, puis partons en taxi à la plage, aussi belle qu’une plage australienne.Nous n’avons toutefois pas eu une minute seuls à la plage : des vendeuses itinérantes nous sollicitaient sans cesse.
Nous soupons dans une maison-resto.La plupart des commerces de Hoi An sont situés directement dans les maisons des commerçants ou restaurateurs, au niveau de la rue.On peut donc voir des membres de la famille descendre durant le souper se chercher un petit quelque chose à la cuisine et si on va à la salle de bain, on aperçoit les brosses à dents de la famille…
Jour 6.Nous sommes contents de notre nouvel hôtel : la salle à manger extérieure est entourée de rizières et d’un gros étang de fleurs de lotus.Nous retournons en ville et partons faire un tour de bateau sur la rivière Thu Bon.Après l’avoir vu durant une trentaine de minutes faire semblant de conduire le bateau avec son chapeau vietnamien en guise de gouvernail, le capitaine laisse sa place à Maxence pour un gros vingt minutes.Il le laisse conduire même lorsqu’il y a des bateaux de pêche tout près, donnant quelques sueurs froides à Maxence.
Sur l’heure du souper, une grosse averse remplit les rues d’eau, ce qui rend la circulation à moto encore plus folle (oui, c’était possible).Martin déniche un resto bondé de Vietnamiens dans le fond d’une cour, où les serveuses nous font comprendre qu’elles ne parlent pas un mot d’anglais ou de français, et que le menu est seulement en vietnamien.Qu’à cela ne tienne, nous décidons d’y manger quand même et nous commandons une bière, en montrant du doigt une affiche de bière.On nous apporte 4 bières au lieu de 2.Après quelques minutes, nous en donnons 2 à la table d’à côté et immédiatement, un des Vietnamiens assis à cette table se lève, prend le carnet de la serveuse, nous explique le menu en anglais et prend notre commande.Michael Jackson de son surnom, il nous jasera finalement le reste de la soirée et nous initiera à la manière de manger notre mets (un gros bouillon posé sur un brûleur avec des poissons, légumes, herbes et nouilles à rajouter dedans).On pouvait voir quelques petites souris se promener ici et là, et ça sentait l’essence des motos des voisins du resto.Mais cette soirée fut une des soirées que nous avons le plus appréciées de notre voyage.Les autres clients nous souriaient, riaient gentiment de nous voir manger maladroitement avec nos baguettes et de voir Martin commencer à manger ses nouilles avant l’arrivée du bouillon, par ignorance.
Après deux ans dans une ville accueillante au climat parfait, nous revenons au Québec. Nous sommes heureux de revenir mais en même temps tristes de partir.
Notre voyage de 40 jours nous permet de faire la coupure entre l'Australie et le Québec. Retour le 23 décembre.